Sports : TEMPS D’ARRÊT
Où va la FAF ?


Le mandat électif de l'instance que dirige Abdelhamid Haddadj expire au mois de décembre prochain. Outre les affaires pendantes mettant en péril la crédibilité de la Ligue nationale et de sa tutelle et la qualification compromise des Fennecs à la CAN-2010, le football algérien continue de souffrir du manque de communication de ses responsables, tous ses responsables.
C’est que cette anomalie n’est pas uniquement «balisée» envers le monde extérieur des structures de gestion du sport-roi. Elle l’est davantage proscrite entre les différents démembrements de cette discipline. Toutes les directions souffrent du relationnel. Ce qui, bien entendu, se répercute sur l’ensemble de l’édifice mais aussi sur le personnel, footballeurs y compris. Le dernier épisode qui a vu la Ligue nationale rendre son verdict dans l’affaire «Aïssaoui» deux semaines après la réunion du bureau de la LNF en est la parfaite illustration de ce jeu dangereux auquel les instances de gestion du football se livrent à chaque fin de saison. Un dossier qui, d’habitude, est traité en 72 heures est laissé «pendant », provoquant des tensions et des supputations aux conséquences invraisemblables, incontrôlables. Et quand la rue vient à s'agiter, ces instances se livrent à une autre mauvaise plaisanterie consistant, au prix d’un silence pas du tout olympien, à favoriser la propagation des rumeurs alimentées généralement par des membres élus en mal de notoriété. N’étaient la sagesse de certaines parties et la célérité des services de sécurité, le football aurait perdu une nouvelle partie face à la violence dont le pays ne cesse de payer la facture. Toutes ses «dérives» sont imputables à l'instance de Dely-Ibrahim et à celle nouvellement installée près du cimetière d’El Alia. Cette dernière structure a eu à traiter une affaire (le dossier Khellidi) sous la pression de la rue et des dirigeants harrachis. Le site de la LNF rapportant les griefs retenus à l’encontre des Harrachis, fans ou responsables, met en valeur le caractère pénal d’une telle affaire mais se contente de livrer des sanctions d’une année à l’encontre du vice-président, du SG du club banlieusard. Dans cette litanie, la FAF, qui avait décidé de confirmer le gain du match attribué par la CRQ à l'USMH, n’a même pas procédé à l'application des RG en auditionnant les dirigeants du RCK qui avaient des choses à dire à propos du cas du joueur incriminé. La FAF de Haddadj sait très bien que cette affaire soumise à la justice et au Tribunal algérien du sport (TAS) sera traitée autrement et, mieux, connaîtra un verdict conforme à la législation algérienne. Le dossier Aïssaoui n’est pas loin d’être du même acabit et devrait, lui aussi, connaître un verdict plus juste. Dans ce cas, la Fédération, qui s’était déjà plantée dans le traitement du dossier de Bou-Saâda, aura du mal à se déjuger, elle qui croyait avoir bien fait d’annoncer une assemblée générale extraordinaire pour le début de ce mois de juillet en vue, entre autres, de soumettre à débat le projet de changement du système de compétition. Le revirement à 180° opéré par l’instance de Haddadj est inqualifiable quoique la rue, comme les pouvoirs publics d’ailleurs, s’était déjà exprimée sur cette fuite en avant des dirigeants de notre football. Tous se rejoignent à penser que cette institution est la cause du mal qui ronge le sport-roi. Sans que personne arrive à bousculer l’ordre établi…
M. D.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/07/06/article.php?sid=70471&cid=5