Encore une fois, le P/APC de Haïzer, commune située à 10 km à l’est de Bouira, fait face à la colère citoyenne. Cette fois, c’est au tour des marchands de fruits et légumes de déverser leur bile sur ce responsable qui «n'aura pas tenu ses promesses», selon eux. Ce samedi, tôt dans la matinée, des marchands de fruits et légumes se sont rassemblés avec leurs véhicules devant le siège de l’APC pour protester contre certaines décisions prises par le P/APC ces derniers jours. Selon un représentant des protestataires, au lendemain de son installation en décembre dernier, le P/APC de Haïzer avait pris comme première mesure le déplacement des marchands de fruits et légumes vers un terrain situé loin de la RN33. Il faut dire que le commerce qui se faisait sur les trottoirs de la principale rue de la ville de Haïzer, où passent des centaines de touristes allant ou venant de Tikjda, donnait une mauvaise image de la ville. De fait, la décision du P/APC, même si elle n’a pas plu aux marchands, était très bien accueillie par la population qui a retrouvé son chef-lieu. En outre, même les marchands qui étaient conscients de cette situation n’étaient pas contre leur déplacement, d’autant que le P/APC leur avait promis de trouver une solution définitive sous peu. Ainsi, après des années dans cette fonction, ces pères de famille ont vu poindre à l’horizon l’espoir d’exercer enfin leur métier dans une situation plus décente à l’abri du soleil de l’été et des neiges et pluies de l’hiver. Cet espoir, les marchands le voyaient dans le marché commercial qui disposait de 19 locaux commerciaux. Pour eux, cet endroit était tout indiqué pour qu’ils y soient casés par l’APC. Or, récemment, le P/APC a opté pour une adjudication en affichant par voie de presse le lancement des avis d’adjudication de ces locaux avec la mise à prix pour leur location à partir de 3 200 dinars. Voyant que le prix est excessif pour leur commerce et se rappelant les promesses du P/APC, les pauvres marchands attendaient leur convocation par l’APC pour trouver des solutions. De son côté, le P/APC, voyant que ces marchands n’avaient pas l’intention de soumissionner, a envoyé un émissaire leur disant qu’à partir de lundi prochain, si aucun d’eux n’avait soumissionné, ils seraient chassés du terrain qu’ils occupent actuellement et qu’ils n'auront plus aucun autre endroit pour exercer leur commerce. Devant ce dilemme, les marchands n’ont pas trouvé d’autres moyens que de se diriger, ce samedi, vers le siège de l’APC pour y organiser un rassemblement en jurant de rester sur les lieux jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Pour eux, l’APC doit, soit leur octroyer les locaux au niveau du marché commercial à des prix de location négociés, soit leur donner une promesse formelle de leur construire un marché couvert tout en leur trouvant un terrain où ils pourraient exercer leur commerce provisoirement. Y. Y.
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