lundi 07 juillet 2008
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Sports : SAMIR AMIRAT (MILIEU DE TERRAIN DE L’OM RUISSEAU)
«À l’OMR, l’ambiance était pourrie»


Véritable miraculé du football de haut niveau après sa grave blessure qui l’avait éloigné des terrains pendant plus de six mois, Samir Amirat, l’ex-milieu de l’USMA, du NAHD et de l’ESS, avait cru se relancer à l’OMR, mais avec la relégation, Amirat a dû déchanter et il a décidé de changer de club à nouveau, sans toutefois nous révéler sa destination vu qu’il est en pleine négociation.
Le Soir d’Agérie : Vous rempilez ou vous quittez l’OMR.
Samir Amirat :
Non, l’OMR c’est bel et bien fini.
Vous ne voulez pas évoluer en deuxième division.

Je ne quitte pas l’OMR parce que cette équipe est reléguée mais parce que l’ambiance qui y régnait était pourrie et exécrable. Même si l’OMR était resté en première division, j’aurais fait mes valises. De toute façon, je n’avais signé que pour six mois et je suis donc libre de tout engagement.
Quel sera votre nouveau club ?
Je suis actuellement en négociation avec plusieurs clubs de première et de deuxième divisions et je ne peux pas vous donner le nom de ma future destination.
Pourquoi n’êtes-vous pas resté à Sétif ?

J’avais un problème avec Saâdi Noureddine qui était le coach à l’époque. Je revenais de blessure et on n’a jamais pu s’entendre.
Vous vous étiez imposé à Sétif et puis il y a eu cette grave blessure, malédiction ?
Ce n’était pas évident de s’imposer à l’ESS qui possédait un effectif de très grande qualité puis malheureusement, il y a eu cette grave blessure qui m’a éloigné des terrains pendant des mois. Ceci dit, je crois au mektoub, et je pense que c’était ma destinée et cela n’a rien à avoir avec une quelconque malédiction.
En tout cas, il vous faudra vite trouver un club vu que la reprise du championnat a été fixée au 7 août prochain.
Mais je continue de m’entraîner et de participer à des tournois pour entretenir ma forme.
Est-ce que cette date du 7 août vous convient en tant que joueur ?

Non, pas du tout. Mais je crois qu’elle a été fixée par des gens qui ne jouent pas au football.
Mais où est le problème ?

Au début du mois d’août, il fait vraiment trop chaud et en plus, cette date ne va pas permettre aux différentes équipes de bien se préparer.
Au mois de septembre, ce sera le début du Ramadhan. Etes-vous d’accord avec ceux qui disent qu’il faut marquer une trêve pendant cette période ?

Non, pour moi la meilleure solution serait de programmer les rencontres en nocturne et je parle en tant que joueur. D’ailleurs, si l’ESS a bien négocié ses rencontres, surtout en Coupe arabe, c’est parce qu’on jouait en soirée. Même en Europe, où les clubs ont tous les moyens, la compétition nationale se joue en nocturne. Alors, je ne vois pas pourquoi on s’obstine en Algérie à nous faire jouer à des heures infernales.
L’ESS a de nouveau remporté une Coupe arabe. Quelle est la force de ce club ?
La force de ce club, ce sont ses dirigeants et notamment le président Serrar qui connaît très bien le football et qui a pour objectif de transformer l’ESS en véritable club professionnel.
Est-ce qu’il s'immisçait dans le travail de l’entraîneur ?

Pas du tout. Lui, il s’est toujours contenté de mettre à notre disposition tous les moyens nécessaires mais il a toujours fait confiance aux entraîneurs qu’il a recrutés.
Quelle est la différence entre le NAHD et l’ESS ?
Il y a deux différences principales : La première c’est que l’ESS a des moyens financiers supérieurs et conséquents. La deuxième c’est que les supporters sétifiens adorent leur équipe.
Ceux du NAHD également.

Non, les Sétifiens aiment l’Entente comme si c’était un membre de leur famille. Je n’ai jamais vécu cela ailleurs, ni au NAHD ni à l’USMA. D’ailleurs, je me souviens d’un match amical de l’Entente qui s’était déroulé dans un stade archicomble à Sétif.
En quoi le supporter sétifien est-il différent de celui du NAHD ?

Le supporter du NAHD ne suit que les résultats. S’ils sont positifs, ça va, mais au moindre échec, c’est la violence alors que le Sétifien est plus patient.
Vous aviez vécu au sein d’une USMA triomphante et conquérante. Comment expliquez-vous le déclin usmiste ?
C’est la fin d’une génération de joueurs surdoués. Après le départ des Meftah, Zeghdoud, Doghmani, et bien d’autres, il fallait s’attendre à ce que l’USMA rentre dans le rang. Mais je suis sûr que d’ici deux ans, l’USMA retrouvera son lustre d’antan.
Propos recueillis par H. B.

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