lundi 07 juillet 2008
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DAR KHALI MOUH !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Boutef’ aux jeunes : «Vous n’avez pas de pays de rechange ! » 

Effectivement, eux n’en ont pas

«Les portes de l’Algérie vous seront toujours grandes ouvertes !» Ainsi s’adressait Abdekka aux terroristes le 5 Juillet. Ainsi s’adresse Abdekka aux terroristes à chacun de ses discours. Il est le gardien des portes. Un gardien jaloux de ses prérogatives, celles de toujours garder les portes ouvertes. Je ne l’ai jamais entendu dire que ces portes pouvaient se fermer un jour au nez et à la barbe des tangos. Il les a fermées à la face des démocrates extrémistes. Il les a fermées à la gueule trop hurlante des journalistes. Il les a fermées à la figure des familles victimes des tangos. Mais au minois des barbus, jamais. A ceux-là, aux frères de la montagne, c’est opération «portes ouvertes 24/24». D’où l’embarras des forces de sécurité face à cette manie du raïs de laisser les portes ouvertes. Eh oui ! En termes de lutte antiterroriste, il y a un sacro-saint principe. Lorsqu’on mène une opération de ratissage, on se doit de fermer toutes les portes, afin d’empêcher les terroristes de s’enfuir par l’une d’elles. C’est le principe de la nasse. Ce principe n’est valable, opérationnel et efficace que s’il n’y a pas quelqu’un, quelque part, loin du théâtre des combats qui prendrait un malin plaisir à ouvrir grand les portes. Après ça, t’as beau avoir l’armée la plus aguerrie du monde, t’as beau recevoir les félicitations d’une Condoleezza Rice en extase devant l’expérience algérienne en matière d’éradication du fléau vert, si tu ne contrôles pas tes portes, c’est râpé! T’aurais même tendance à passer pour un rigolo si, avec ton mégaphone, à la tête de ta section tu cries aux barbus que tu penses avoir coincé dans un cul-de-sac : «Rendez-vous ! Vous êtes cernés ! Toutes les issues sont fermées ! » L’émir et ses hommes vous riraient au nez et se taperaient les cuisses en pensant que vous n’écoutez même pas votre président lorsqu’il prononce un discours important. Le comble, c’est qu’ils auraient raison, les frères ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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