mardi 08 juillet 2008
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Régions : SCHÉMA DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT DE L’AIRE MÉTROPOLITAINE DE CONSTANTINE
La première mission bouclée


Les résultats de la première mission du schéma directeur d’aménagement de l’aire métropolitaine de Constantine (SDAAMC), point focal de la rencontre régionale ouverte dimanche dernier à Constantine et dédiée essentiellement à ce sujet, ont déçu plus d’un parmi les pouvoirs publics, les universitaires et les élus présents.
Le rapport de cette mission, faut-il le signaler, porte sur la délimitation de l’aire métropolitaine de Constantine et définit ladite métropole. L’essence d’un tel concept, aux yeux des urbanistes de l’URBACO du bureau d’études français EDR, chargés de l’élaboration du SDAAMC, s’articule autour de trois chapitres à savoir, la ville, l’aire d’impact et l’aire d’influence. Une approche qui renvoie, d’après ces derniers, à la définition des fonctions supérieures de l’agglomération, des aménagements devant être effectués dans l’hinterland proche, c’est-à-dire l’armature urbaine, les infrastructures routières et l’environnement des aires limitrophes et également des espaces régional et international qui exige l’inscription de l’économie locale dans les réseaux nationaux et internationaux et ses corollaires d’ouverture sur la mer et à travers de grandes autoroutes. Néanmoins, les présents à cette rencontre n’ont pas apprécié le penchant théorique de la méthode de travail du bureau d’études, une méthode basée principalement sur la recherche documentaire et qui manque d’enquêtes sur le terrain. Une méthode trop importée sur le modèle français qui prône beaucoup plus le concept de «régionalisation». Ainsi, la délimitation de l’aire métropolitaine de Constantine dans des villes satellites distantes, pour la plupart, d’environ 45 minutes, ne répond pas, selon leurs termes, aux «aspirations des gouverneurs algériens», lesquels comptent en faire un pôle de rayonnement pour toute la Méditerranée. Le représentant du groupement URBACO-EDR, lui, s’est contenté de dire, en guise de réponses à de telles remarques, que son exposé concerne uniquement les résultats de la première mission ayant pour objet la délimitation de l’aire métropolitaine et que le travail de terrain commencera, plus tard, lors de la deuxième étape de l’étude qui portera sur les diagnostics, les problématiques à résoudre et les scénarios à imaginer pour cette future aire métropolitaine. Et d’éclairer les intervenants s’agissant des significations de certaines notions et de concepts, les appelant à faire la différence entre métropole, aire métropolitaine, régionalisation, métropolisation, développement de pôles économiques... Enfin, les autorités publiques comme les responsables des différents secteurs socioéconomiques présents s’attendaient à des solutions ou à des suggestions en la matière. «Je ne suis pas satisfait. J’aurais aimé inscrire la métropolisation de Constantine dans l’espace méditerranéen et non pas de la confiner entre villes satellites de telle sorte à ce que les hommes d’affaires qui se réunissent à Alger ou à Tunis pour faire du business le matin penseront à passer la nuit dans cette ville. Dans ce sens, nous voulons concentrer l’investissement dans le secteur des services» dira le wali de Constantine. Des ateliers ont été ainsi montés durant cette rencontre régionale regroupant les urbanistes des wilayas de Constantine, Mila, Guelma, Skikda et Oum-El-Bouaghi et aussi des représentants du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, pour débattre de la question. Il convient de noter que le SDAAM de Constantine, en élaboration actuellement en même temps que ceux d’Alger, Oran et Annaba, est un prolongement du schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) et du schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT) de la région programme nord-est, qui portent les actions à entreprendre jusqu’à 2025. Un nouvel outil, donc, qui «comble une carence d’instruments de planification adaptés à la complexité des territoires métropolitains».
Lyas Hallas

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