Annoncée en grande pompe, cette opération, qui devait marquer le 5 Juillet, a été un échec sur toute la ligne. Et pour cause, elle est passée presque inaperçue puisque les citoyens, déjà occupés par leur propre misère quotidienne, sont restés insensibles à ce «sursaut» patriotique. Interrogé sur ce non-événement, un groupe de jeunes nous a tout simplement conseillé de faire part aux autorités de «s’abstenir de nous donner des leçons de patriotisme et de s’adresser aux rentiers et à tous les privilégiés du système pour ce genre de propagande». Un autre jeune nous suggère tout simplement de réserver un drapeau pour chaque harrag qui lui servirait... de linceul. Les nouveaux exclus du système scolaire Généralement en fin d’année, on ne parle que de réussite aux examens et de passage en classe supérieure en oubliant de parler des nouveaux exclus qui vont découvrir un autre monde, celui de la rue et parfois de l’errance. Il suffit de faire un petit tour au marché couvert pour voir les enfants occuper des trottoirs à longueur de journée en s’adonnant à de petits commerces pour subvenir à leurs besoins. On comprend mal ce système éducatif qui ne donne pas de chance à ces enfants en difficulté. Pourquoi ne pas s’inspirer du système des années 1960 qui prévoyait des examens de passage au mois de septembre, ce qui laisse le temps aux non admis de revoir leurs leçons, d’une part, et d’autre part, il y avait une autre option celle de l’admission à l’essai en classe supérieure pendant le premier trimestre. M. Zenasni
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