Vox populi : 2 ÉDITOS DE LECTEURS

Algérie, mon amour
De notre chère patrie, il ne nous reste que l’amour. Heureusement que ce noble sentiment ne dépend d’aucun ministère. Solidarité nationale, département unique et étrange d’un pays qui regorge de richesses. Si solidarité il y a, c’est pour construire la nation algérienne non pour donner des miettes humiliantes pour un peuple fier.

Nos concitoyens ont besoin de repères historico-culturels, d’un passé, d’une identité comme l’a souhaité Kateb dans sa superbe Nedjma. Comme notre illustre écrivain, Da Slimane — exilé comme Yacine — chanteur engagé, mais injustement jeté dans la calomnie et l’oubli par la nouvelle bourgeoisie réactionnaire de l’Algérie post-indépendante, qui avait appelé les dirigeants de l’époque à revoir leur politique et redéfinir les contours de la jeune patrie. Les deux hommes sont morts et l’Algérie est vieille d’un demi-siècle, mais le problème reste toujours d’actualité. Il se manifeste chaque jour dans le visage d’une Habiba victime de son sexe et de sa liberté, dans la mort d’un harrag désespéré, ou dans les yeux alarmés d’un père dont les enfants n’ont que le sommeil pour calmer leurs estomacs. Le silence continue mais il n’achèvera jamais notre espoir qui revit dans le cœur des Algériens jaloux de leur appartenance.
Insomnia

Le rêve, ils ne peuvent ni le contrôler, ni le détruire…
Dans l’une des chansons célèbres du chanteur Idir, nous entendons ces paroles sages : chaque individu a besoin de liberté, chaque liberté a besoin de bravoure, chaque bravoure a besoin d’union et chaque union a besoin d’une prise de conscience. Pour sortir du trou noir, il faut nous unir : union algérienne, ensuite maghrébine, ensuite arabe. «Bessah khssara ittafaka el aârab aâla an la yattafikou» : les Arabes se sont mis d’accord à ne jamais s’entendre. Les méchants ? Vont-ils vraiment partir avec le départ de Bush ? Bush s’en va mais le bureau noir des grands méchants sans visage reste, il restera toujours et ce bureau est très puissant et il extermine toutes les forces du bien. La preuve : tous les membres de la famille Kennedy ont été tués ou ont eu des accidents bizarres. Nos intellectuels ? Du temps où les musulmans dominaient le monde, les gouvernants du monde musulman côtoyaient les savants, leur demandaient conseil. Les gouvernants du monde musulman appréciaient tellement la compagnie des savants qu’ils ont, eux aussi, excellé dans certains domaines de la science. A présent, les gouvernants du monde arabe redoutent les penseurs, ils ne les aiment pas. Nos penseurs qui excellent dans le domaine de la politique, nos gouvernants les récompensent en les mettant en prison, quant aux penseurs qui excellent dans le domaine des mathématiques, physiques…, ceux-là, nos dirigeants ne s’intéressent pas à eux, ne financent pas leurs recherches et donc ils s’en vont ailleurs écouler leur savoir. Conclusion : makach intellectuels Le rêve ? Il est permis puisque c’est la seule chose agréable que le bureau noir et nos gouvernants ne peuvent pas contrôler et détruire.
B. Dalila





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