Avec le départ de Remache (USM An), Bendridi (MOC) et Rahamnia (encore sans club mais pressenti au MOC), les supporteurs khroubis ne verront aucun joueur du «village» évoluer au sein de l’ASK. Jusque-là fierté du Landerneau local, les trois joueurs évoqués auraient été, selon les propos tenus par les opposants, remerciés comme des malpropres parce qu’ils remettaient en cause l’autoritarisme du coach, en l’occurrence Bougherara.
Rappelons tout de même que l’ASK a été, dans un passé lointain, un
véritable vivier du football dans la région et fournisseur des deux
clubs constantinois (CSC et MOC), mais renouvelé avec l’enrôlement assez
récent de Louadj et Bounab par le Mouloudia, . Pas nombreux les joueurs
qui ont assisté au premier entraînement des Diables rouges qui a eu lieu
samedi dernier. Six en tout dont trois juniors, deux nouvelles recrues
et un autre présent pour un test. Les mauvaises langues affirment d’ores
et déjà que le président Milia ne pourra jamais constituer une équipe
complète et aura des difficultés à boucler la liste autorisée par les
instances sportives à moins qu’il ne la truffe de tocards. Les mêmes
mauvaises langues affirment que le président réélu ne dépassera pas la
troisième semaine de compétition à la tête du club dans la mesure où
l’opposition aura la sienne.
Payer plus pour travailler plus
Même si les résultats de la saison écoulée semblent avoir plaidé en sa
faveur, nul parmi les Khroubis ne pensaient que le président de l’ASK
allait renouveler le bail d’entraîneur à Mohamed- Lamine Bougherara. Le
coach était, est-il besoin de le rappeler, parvenu à maintenir le club
en première division pour sa première expérience, il est vrai, dans une
compétition où gagner deux rencontres ou en perdre deux faisait d’une
équipe un champion ou un relégable en puissance. Les Diables Rouges ont
réussi cette alchimie et ont terminé le championnat à une place
honorable et avec un strict minimum de points au compteur. Mais sont-ce
ces résultats qui ont aidé le coach à rester en poste ? Non, disent les
contradicteurs du président. Bougherara est revenu de sa ville voisine
(Aïn M’lila) avec une cagnotte de deux milliards de centimes qui
auraient permis de débloquer la situation salariale des anciens joueurs
et autres créanciers du club. En somme, le coach aurait payé (même si ce
n’est qu’un prêt) sa place pour rester.
Tango et pas de cash
Si ce n’est pas la valse, c’est un tango au sein de l’ASK. Un pas en
avant et deux en arrière est la cadence de prédilection des joueurs qui
se pointent chez les Diables Rouges pour repartir dare-dare, préférant
aller voir ailleurs si les ciels sont plus cléments et les bourses plus
déliées. En raison de caisses dramatiquement vides, le président ne
propose que des chèques, lesquels même s’ils ne risquent pas d’être en
bois compte tenu de l’honnêteté avérée de Milia, ne rassurent pas
néanmoins les bénéficiaires. Autre désavantage, en prenant un chèque un
joueur donné peut négocier… avantageusement sa prime de signature dans
la mesure où il ne prend pas du liquide immédiatement. Ce qui a pour
autre avantage de ne pas mettre dans l’embarras les responsables du
club. Ainsi, un ancien joueur qui est de retour a accepté la formule
pour un montant de 4 millions de dinars. Ce qui, selon les détracteurs
du président, est un délit compte tenu de la valeur déclinante de
l’élément concerné.
A. B.