samedi 19 juillet 2008
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Monde
Société
 
 
Nos archives en HTML
 

LES BONNES CLÉS, C’EST TOUT !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

On a enfin le détail sur l’attentat qui a ciblé Abdekka à Batna : 

Il a échoué !

Le chef du gouvernement — à ne pas confondre avec le coordinateur à poils — a réuni un conseil interministériel restreint «spécial sécurité». Face à lui, le patron des policiers et le patron des gendarmes. Lors de cette rencontre blindée, on a évoqué la question du terrorisme, et je suppose, la manière d’en finir avec les tangos. C’est bien. C’est même très bien que l’on trouve enfin aujourd’hui le temps de se réunir autour d’une question taboue, celle de la lutte anti-intégriste. Ça nous change un peu des conseils ministériels élargis, super élargis autour de la question des… élargis et de la longueur et de la profondeur du tapis rouge à dérouler sous leurs sandales crasseuses. Ceci étant dit, ce genre de conseils «spécial sécurité» a besoin d’un certain nombre de clés pour être efficace. Première clé : retirer gentiment le trousseau de… clés au bonhomme qui s’amuse de manière quasi sadique à ouvrir les portes des cellules où croupissent les tangos. Deuxième clé : instruire les forces de sécurité en opération qu’elles ne sont plus tenues de poser la question préalable aux terroristes accrochés au maquis «souhaitez-vous vous rendre ? Vous bénéficierez ainsi des lois sur la réconciliation ». Non ! Désormais, cette question, les forces de sécurité pourront la poser après. Après avoir abattu les tangos. S’ils répondent, c’est bien. Sinon, tant pis ! Troisième clé : si malgré toutes ces précautions d’usage, malgré cette manière d’agir, il se trouve que nos forces de sécurité procèdent à des arrestations, chopent des barbus vivants (nul n’est infaillible !), veiller alors à sanctionner avec la plus grande sévérité les membres des forces de sécurité qui se seront rendus coupables de ces arrestations. Car à ce niveau-là de responsabilité, les fautes professionnelles, telles que l’arrestation d’un tango vivant, sont intolérables. Et puis, une clé supplémentaire, en rab, pour la route : supprimer le privilège de la garde rapprochée accordé à Ali Benhadj. Il a grandi, il a poussé, il est en âge de maturité, un âge où l’on peut marcher tout seul, sans protection particulière. Ça lui permettra de mesurer ainsi le degré de «paix» atteint par le pays. Finalement, à bien y regarder, y’avait même pas besoin d’un conseil restreint, mais juste d’un trousseau de clés. De ces clés qui libéreront enfin l’Algérie de la tentation criminelle de pactiser avec les tangos et l’islamisme. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 2964

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site