mercredi 23 juillet 2008
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Régions : MASCARA
Activités de la police par les chiffres


Le chef de sûreté de wilaya a, lors d’un point de presse, présenté le bilan des activités de la police durant le premier semestre 2008. D’abord pour l’aspect circulation routière, il annoncera qu’ont été enregistrés au niveau de la police 214 accidents en milieu urbain qui se sont traduits par la mort de 8 personnes et des blessures occasionnées à 235 autres. Globalement, c’est le facteur humain qui est responsable de cette situation.

D’autre part, il a été procédé au retrait de 2850 permis de conduire et le montant des amendes forfaitaires se chiffre à 16 621 DA. Côté police judiciaire, ce sont 1 781 affaires qui ont été traitées et 1 871 personnes concernées par celles-ci. Les atteintes aux personnes s’élèvent à 322 alors que les statistiques révèlent deux homicides volontaires et trois tentatives d’homicide. Deux autres affaires sont elles relatives à l’enlèvement et séquestrations, alors que l’on relève également onze affaires de viol. La brigade économique et financière aura eu à traiter 25 affaires de corruption atteinte à l’économie nationale et contrebande. Pour détention et conservation de stupéfiants, il y eut 109 affaires alors que pour les psychotropes, elles sont estimées à 18. Durant ce même semestre, ce seront 537 vols qui auront été commis, dont 11 vols de voitures, 4 ayant été récupérées. Tighennif, Sig, Mohammadia et Mascara sont les villes de la wilaya de Mascara où il est enregistré une grande délinquance avec une prolifération des délits. Quand nous abordons l’aspect pollution sonore avec le phénomène des mobylettes démunies de silencieux qui causent des désagréments aux citoyens, le chef de sûreté de wilaya nous répondra que les opérations menées ne s’apparentent pas à une campagne comme on le pense, tout en soulignant que les mises en fourrière s’avéraient insuffisantes au plan dissuasif. Nous ferons également remarquer que l’espace réservé habituellement aux taxis sur la place Emir-Abdelkader était squatté par des chauffeurs de taxi clandestins. A propos du marché informel dans certaines villes de la wilaya, l’on nous répondra que ce phénomène n’était pas d’une grande ampleur, tout comme le registre des «incivilités relatives à la dégradation de biens publics ou autres espaces verts qui ne seraient pas alarmants selon le chef de sûreté de wilaya.

Le pain vendu dans des conditions lamentables
Dans la ville de Mascara, le pain continue à être vendu dans des conditions déplorables. Il est vrai que certains citoyens sont parfois contents, notamment en période estivale de trouver ce produit parfois à des heures tardives chez les vendeurs à la sauvette du côté de Sidi Bouras. Mais que dire alors de ces commerçants en alimentation générale revendeurs de pain qui l’exposent dans des caisses à l’hygiène douteuse et parfois carrément sur les trottoirs et d’autres fois devant leur devanture. Chaque client qui passe, le tripote avant de l’acheter. L’on se satisfait quelque part de l’écho qu’ont eu ces caravanes de sensibilisation contre les intoxications alimentaires et l’on tolère ces pratiques dans tous les quartiers de la ville. Alors soyons sérieux messieurs, il s’agit de savoir ce qui l’on veut.

Fête et quelque peu de répit pour la police
La journée de la police a été fêtée dans la tradition à Mascara, durant laquelle un peu de répit a été accordé à la corporation. Ceux qui sont partis en retraite récemment pour la circonstance dont certains seront à l’occasion récompensés ainsi que les nouveaux bacheliers enfants de policiers. Ils se sont retrouvés donc à l’hôtel de police pour une cérémonie conviviale. Celles et ceux que vous croisez quotidiennement se sont le temps d’une journée débarrassés de leur air répressif et affichent le sourire. La gent féminine est bien représentée dans les rangs de la police à Mascara même s’il est difficile de leur arracher une déclaration, elles affichent de la sérénité, accomplissent les mêmes tâches que leurs collègues hommes «nous avons choisi ce métier et nous l’assumons», nous dira l’une d’elles qui souhaite davantage de contribution citoyenne et de civisme. En ce qui nous concerne, nous avons eu à relever les incidents qui sont parfois légion et les policières, elles, ne sont guère handicapées par leur statut de femme. Elles agissent d’égal à égal.
M. Meddeber

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