mercredi 23 juillet 2008
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Le Soir Retraite : TÉMOIGNAGE ACCABLANT D’UN RETRAITÉ DE ANNABA
À la recherche de la carte Chiffa


Le gouvernement en parle depuis des mois. Le ministre en charge de la Sécurité sociale l’évoque à tout bout de champ en des termes très élogieux. Le Parlement a légiféré : la carte à puce électronique, dite Chiffa, pour les assurés sociaux est née. Dans ces colonnes, à propos de ce faux sésame, nous écrivons que c’était «mettre la charrue avant les bœufs». Ci-dessus le témoignage d’un retraité de Annaba. Quelle catastrophe !
J’ai l’honneur de venir par la présente et pour la seconde fois vous demander de bien vouloir avoir l’amabilité d’insérer dans votre quotidien rubrique «Espace Retraite» pour interpeller les responsables de la Cnas afin d’essayer de remédier à certaines lacunes. Décidément rien ne va plus, on s’évertue à lancer tout de go, nous allons faire ceci, nous allons faire cela, etc., puis plus rien, c’est l’anarchie, c’est le fiasco général, tout le système est miné, le pays est en pleine décadence. Pourquoi avoir dilapidé 20 millions d’euros pour rien ( Soir d’Algérie n°5306 du 13.05.08) ça ne marche pas, et ça ne marchera pas, j’en suis convaincu. L’argent du peuple est dilapidé à tort et à travers sans qu’il y ait de résultats probants, pourquoi avoir imposé à ce peuple, ce que nous ne pouvons pas maîtriser. L'organisme ou administration que vous dirigez est en butte à divers problèmes :
- personnel incompétent ;
- charges de travail assez conséquentes peut-être (pertes constantes de dossiers des assurés) ;
- langage vexatoire des préposés au guichet envers les assurés, et j’en passe ;
- également le calvaire que font subir ces employés aux assurés...
Genèse d’une situation parmi tant d’autres
Ayant déposé un dossier auprès de la Cnas Plaine-Ouest pour l’établissement d’une carte Chiffa, il y a de cela une année ou plus, au moment du retrait de cette carte, je trouve le prénom Lakhdar au lieu de Abdelhamid. Ayant vérifié le numéro d’immatriculation, il s’est avéré que ce numéro était bel et bien le mien. J’ai immédiatement restitué ce document au préposé pour lui faire toucher du doigt en déclinant ma carte d’identité sur laquelle il est bien écrit Abdelhamid et non Lakhdar. Mon interlocuteur m’a remis un récépissé sur lequel il avait encerclé le chiffre 10 et ce, à la date du 20/11/07. Depuis, et malgré mes allers et venues cette carte n’a pas vu le jour (n’a pas été rectifiée). Parallèlement à cette affaire, une autre bévue a été commise sur le dossier de ma fille dénommée Khadidja (malade chronique) qui avait également déposé un dossier en date du 15/11/07 dans le but de bénéficier de ladite carte magnétique, hélas, son dossier fut perdu ou égaré par le ou les préposés de la Cnas, ce qui nous amène à reconstituer un autre dossier et le cycle continue. Compte-tenu de tous ces aléas, nous subissons un grand calvaire, car nous nous trouvons chaque fois pénalisés pour retirer les médicaments nécessaires pour nous soigner (à notre survivance) faire la navette entre la caisse et l’officine (pharmacien). Pourquoi tant de gâchis ? Pourquoi cette perte de temps imposée à cette frange de citoyens, handicapée de surcroît, si j’ose dire, par leur maladie (chronique) ? Pourquoi leur faire subir le parcours du combattant alors que leur santé nécessite une prise en charge plus que conséquente. A titre complémentaire, j’avais transmis plusieurs correspondances à ce sujet tantôt à la Cnas Annaba, tantôt au ministère de tutelle, mais en vain. Tout le monde fait la sourde oreille.
A. Fartas (Annaba)

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