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Ali Tounsi à Tizi-Ouzou : «En 2009, l’Algérie sera
entièrement sécurisée.»
Avant ou après avril 2009 ?
Je passais hier devant le siège officiel d’un parti politique algérien, dans
l’un des quartiers les plus huppés de la capitale, à quelques mètres à peine à
vol d’oiseau de proie d’un autre siège, celui de la présidence. Le sigle de ce
parti est accroché bien en évidence sur le fronton de l’immeuble. C’est
d’ailleurs grâce à cette immense pancarte que j’ai su, primo, que le siège de
cette formation était toujours domicilié à cet endroit, et, secundo, que ce
parti existait encore. Ce qui, en soi, constitue à mes yeux deux informations
essentielles participant de concert à épaissir le mystère de la vie politique
algérienne. Voilà une formation dont je n’ai plus entendu parler depuis des
lustres. Je ne me souviens même plus du contenu du dernier communiqué commis par
ce parti. J’ai le vague souvenir que l’un de ses anciens dirigeants avait été
ministre dans un des nombreux gouvernements qui se sont succédé à la tête de
notre déroute et de notre déchéance, avant qu’il ne plie bagage pour des
horizons commerciaux plus juteux, à l’ombre des cèdres. Tous les efforts
surhumains que j’ai faits sur ma mémoire déjà fort malmenée n’ont servi à rien.
Je n’ai pu en exhumer ne serait-ce qu’un ersatz d’intervention publique de cette
formation dans la vie politique, économique, sociale, culturelle ou même
sportive de ce pays. Rien ! Pourtant, ce parti, cliniquement mort, totalement
inexistant sur l’échelle d’évaluation logique de l’activité partisane, absent de
l’expression publique et médiatique, évacué de la sphère des acteurs de la
quotidienneté algérienne, ne figurant même plus dans les shows électoraux
tragicomiques qui s’organisent cycliquement, ce «parti» donc, continue de
bénéficier de l’une des plus belles planques algéroises, un sanctuaire
idyllique, un cimetière de rêve pour un moribond en semiclandestinité mortifère.
Wallah que je ne comprends pas comment cela peut se faire. Je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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