Le chef de sûreté de wilaya a,
lors d’un point de presse, présenté le bilan des activités de la police
durant le premier semestre 2008. D’abord pour l’aspect circulation
routière, il annoncera qu’ont été enregistrés au niveau de la police 214
accidents en milieu urbain qui se sont traduits par la mort de 8
personnes et des blessures occasionnées à 235 autres. Globalement, c’est
le facteur humain qui est responsable de cette situation.
D’autre part,
il a été procédé au retrait de 2850 permis de conduire et le montant des
amendes forfaitaires se chiffre à 16 621 DA. Côté police judiciaire, ce
sont 1 781 affaires qui ont été traitées et 1 871 personnes concernées
par celles-ci. Les atteintes aux personnes s’élèvent à 322 alors que les
statistiques révèlent deux homicides volontaires et trois tentatives
d’homicide. Deux autres affaires sont elles relatives à l’enlèvement et
séquestrations, alors que l’on relève également onze affaires de viol.
La brigade économique et financière aura eu à traiter 25 affaires de
corruption atteinte à l’économie nationale et contrebande. Pour
détention et conservation de stupéfiants, il y eut 109 affaires alors
que pour les psychotropes, elles sont estimées à 18. Durant ce même
semestre, ce seront 537 vols qui auront été commis, dont 11 vols de
voitures, 4 ayant été récupérées. Tighennif, Sig, Mohammadia et Mascara
sont les villes de la wilaya de Mascara où il est enregistré une grande
délinquance avec une prolifération des délits. Quand nous abordons
l’aspect pollution sonore avec le phénomène des mobylettes démunies de
silencieux qui causent des désagréments aux citoyens, le chef de sûreté
de wilaya nous répondra que les opérations menées ne s’apparentent pas à
une campagne comme on le pense, tout en soulignant que les mises en
fourrière s’avéraient insuffisantes au plan dissuasif. Nous ferons
également remarquer que l’espace réservé habituellement aux taxis sur la
place Emir-Abdelkader était squatté par des chauffeurs de taxi
clandestins. A propos du marché informel dans certaines villes de la
wilaya, l’on nous répondra que ce phénomène n’était pas d’une grande
ampleur, tout comme le registre des «incivilités relatives à la
dégradation de biens publics ou autres espaces verts qui ne seraient pas
alarmants selon le chef de sûreté de wilaya.
Le pain vendu dans des conditions lamentables
Dans la ville de Mascara, le pain continue à être vendu dans des
conditions déplorables. Il est vrai que certains citoyens sont parfois
contents, notamment en période estivale de trouver ce produit parfois à
des heures tardives chez les vendeurs à la sauvette du côté de Sidi
Bouras. Mais que dire alors de ces commerçants en alimentation générale
revendeurs de pain qui l’exposent dans des caisses à l’hygiène douteuse
et parfois carrément sur les trottoirs et d’autres fois devant leur
devanture. Chaque client qui passe, le tripote avant de l’acheter. L’on
se satisfait quelque part de l’écho qu’ont eu ces caravanes de
sensibilisation contre les intoxications alimentaires et l’on tolère ces
pratiques dans tous les quartiers de la ville. Alors soyons sérieux
messieurs, il s’agit de savoir ce qui l’on veut.
Fête et quelque peu de répit pour la police
La journée de la police a été fêtée dans la tradition à Mascara,
durant laquelle un peu de répit a été accordé à la corporation. Ceux qui
sont partis en retraite récemment pour la circonstance dont certains
seront à l’occasion récompensés ainsi que les nouveaux bacheliers
enfants de policiers. Ils se sont retrouvés donc à l’hôtel de police
pour une cérémonie conviviale. Celles et ceux que vous croisez
quotidiennement se sont le temps d’une journée débarrassés de leur air
répressif et affichent le sourire. La gent féminine est bien représentée
dans les rangs de la police à Mascara même s’il est difficile de leur
arracher une déclaration, elles affichent de la sérénité, accomplissent
les mêmes tâches que leurs collègues hommes «nous avons choisi ce métier
et nous l’assumons», nous dira l’une d’elles qui souhaite davantage de
contribution citoyenne et de civisme. En ce qui nous concerne, nous
avons eu à relever les incidents qui sont parfois légion et les
policières, elles, ne sont guère handicapées par leur statut de femme.
Elles agissent d’égal à égal.
M. Meddeber