Vox populi : HUMEUR
«Ce jour-là, nous serons enfin des hommes, mon fils»


L’homme, cet éternel insatisfait, chaque fois qu’il réalise un exploit, il veut en réaliser un autre. Omar Khayam est le père de l’astronomie. Le premier observatoire, il l’a construit à Ispahan. Depuis, ses travaux ont été repris et développés. Le résultat est époustouflant ! Des fusées sont envoyées dans l’espace et chaque jour, on aspire à percer un petit chouïa du secret de l’univers.
Un autre exploit, digne de ce nom, l’union économique européenne ; cependant pour réussir un tel exploit, il faut bouder la désunion et les guerres fratricides. Encore un autre exploit : ils avaient 18, 20, 23 ans et ils avaient pris en main le sort de toute une nation. Ils avaient décidé de libérer leurs pays de l’occupant et ils ont réussi, les petits ! Ne dit-on pas que la maturité n’a pas d’âge ? De nos jours, le défi en Algérie trouve son synonyme dans le mot «réforme». A ma connaissance, aucune réforme n’a été achevée ou réussie. 1 200 km de côte et des ressources halieutiques considérables. Malheureusement, le secteur de la pêche se débat dans des problèmes interminables dont le prix onéreux de l’équipement… Conclusion : makach babour, makach flouka, makachpoisson. L’Algérie est un pays très vaste, très beau, le plus beau de toute la région méditerranéenne, une histoire séculaire, une culture très riche et très diversifiée qui a besoin d’être mise en valeur. Qu’en est-il de tout cela ? Selon nos responsables qui gèrent la culture), la culture algérienne se limite à du tbel et de la ghaïta. Selon le film Carnaval fi dachra, cela c’est de la cultchoure. Cerner la culture algérienne revient à faire une étude très approfondie sur notre algérianité, mais cela est encore une tout autre et longue histoire. En 2006, 900 000 touristes sont allés renflouer les caisses tunisiennes. Par un excès très exagéré de parcimonie, supposons que chaque Algérien dépense durant son séjour 3 euros, cela fera pour notre «beled chakik»une recette de 2 700 000 euros ! Le secteur de l’éducation : ils se comptent sur les doigts d’une main les élèves qui savent exprimer leurs idées dans un langage clair et correct. Le handicap de la langue est gravissime parce que peuple qui ne sait pas s’exprimer est un peuple muet et un peuple muet est un peuple que l’histoire oublie. Le défi nécessite volonté, rigueur et persévérance. Son fruit est l’exploit. Les exploits, quels qu’ils soient sont le fruit de la persévérance accrue d’hommes fidèles à leurs défis. Lorsqu’un jour, nous réussirons, ne seraitce qu’une seule réforme, ce jourlà nous serons enfin des hommes, mon fils !
Dalila

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