jeudi 31 juillet 2008
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Vox populi : NOTRE SÉLECTION

Côté cour, côté jardin
Mme Khedidja, mes hommages ! Vous persistez et signez votre point de vue en déclarant que Vox Populi n'aime que les choses regardées de la lucarne donnant sur le côté cour. Hé bien moi, je mets ma main au feu que vous jugez cela, bien installée dans le côté jardin. Vous ne connaissez rien du monde côté cour. C'est une véritable chape de plomb qui ne permet pas d'exprimer et défendre ses droits légitimes.

L'injustice, les passe-droits y sont devenus école. La malvie prolifère et pousse nos jeunes à braver la mer. La misère a fait éclore des friperies et la faim a fait le lit de sérieux maux sociaux. Sachez, Madame, que cette petite lucarne offre un très grand espace de liberté. A mon humble avis, Madame, la prochaine fois, faites en sorte de regarder à deux fois avant de signer quoi que ce soit. Très respectueusement.
Hacène K.

Les «habssine»
J’ai du mal à m’expliquer comment, avec l’ouverture de notre pays sur le monde, au moins médiatiquement parlant, si l’on compte le nombre de paraboles et les possibilités offertes pour voir, entendre et comparer ce qui passe ici et là, peut-on encore, en 2008, se laisser bercer par les discours les plus plats et les plus démagogiques. Dire qu’il existe encore des personnes qui sont aveuglées au point de ne pas admettre que des jeunes puissent exprimer librement et sans détour, dans les colonnes du Soir, leur mal-vie. «Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. (Jean-Jaurès, discours à la jeunesse).
B. Mohamed

Et moi, et moi, et moi...
Dans son édition datée 22.07.2008, Liberté rapporte que nos députés réclameraient une augmentation de salaire car ils n'arriveraient pas à boucler les fins de mois. Ils veulent avoir les mêmes salaires que les ministres. Naïf que je suis, me voilà donc averti, moi qui croyais dur comme fer que quand on aime on ne compte pas ! Aimer son pays, c'est s'engager à le servir et non à se servir. Sans contrepartie aucune. C'est militer pour sa prospérité et pour celle de son peuple. Avec cela, comment donc nos ministres, nos députés ne se gênent pas à mettre en avant leur «patriotisme » et leur «nationalisme» de circonstance, à la moindre occasion. Sans rougir. Sans la moindre gêne. Il est grand temps de «défonctionnariser » la vie politique en considérant les élus et les ministres comme «missionnaires » donc détachés des entreprises qui les employaient jusque-là, pour la durée de leur mandature pour ne bénéficier que du maintien de leur salaire. Sans aucun autre avantage ! A ce moment-là, et à ce moment-là seulement, on verra qui aime réellement son pays et qui le fait croire. Ainsi, on aura au moins le mérite, 48 ans après notre indépendance, de mettre un terme définitif à ces slogans stériles qui n'ont pour seul objectif que de duper et toujours duper.
Yahia Ouazib, Paris 14

Monsieur Propre
En arrivant dans cette maison, Monsieur Propre a trouvé que tout était d’une insalubrité dégoûtante, il constatait qu’il y avait énormément de microbes, de bactéries et autant de champignons qui empoisonnaient cet endroit si paisible vu de loin. Il se disait qu’il fallait changer cela au plus vite. Se rendant compte que ces prédécesseurs, à savoir Monsieur Javel, Monsieur Bref, et j’en passe, avaient échoué dans leur mission de nettoyage, Monsieur Propre décidât d’adopter une toute autre méthode. Pourquoi, se disait-il, ne pas essayer de persuader et les microbes et les bactéries de changer leur nature ? Après quoi on pourrait les accueillir à bras ouvert parmi nous dans notre maison celle-là même qu’ils s’évertuaient à salir. Mais la propreté ne leur disait rien, elle était même leur pire ennemi, tout le monde le savait excepté, vous, Monsieur Propre.

Pas de vacances pour Vox Populi
Nous avons programmé le mois d’août pour les vacances. Mais devant l’afflux massif de vos messages et l’intérêt que vous manifestez à cette rubrique, nous avons jugé utile de poursuivre la publication de cette page pour une quinzaine de jours encore. Et plus, peut-être. Vous quitter au moment où vous «carburez» à plein régime, où le débat s’intensifie et prend de la hauteur, ne nous a semblé ni courtois ni opportun ! Dans la chaleur de l’été, nous continuerons de recevoir vos coups de soleil et toutes ces belles choses que vous nous envoyez et qui sont autant de bouffées d’oxygène dans un métier étouffant et stressant. Merci de nous donner envie de continuer. Avec vous. Pour vous. Pour l’Algérie. Pour que Sarah, Samah, Yazid et Nordine retrouvent le sourire…
Vox Populi

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