La nouvelle coqueluche libanaise a fait un tabac, mardi soir, sur la scène mythique du site archéologique de Djemila. L'idole des jeunes (filles pour la plupart) a drainé la grande foule féminine envoûtée par son charme ! Farès Karam a eu un énorme succès avec ses dernières chansons connues pour leurs paroles traditionnelles et rares ainsi que pour leurs rythmes de dabké exceptionnels. La dabké au Liban est comme la samba au Brésil ou le tango en Espagne. C'est une danse traditionnelle typiquement libanaise, existant depuis longtemps dans les villages et montagnes libanais. Mardi dernier, Farès Karam avait cette allure de prince charmant. Sa voix montagnarde a ensorcelé le public au nombre impressionnant... Il y en avait de tous les âges et de toutes les catégories sociales. Jeunes, moins jeunes, intellectuels, ménagères, et VIP sont venus voir en live celui qui les fait danser à travers ses CD et ses apparitions régulières sur la chaîne Rotana clips. C’est Al Tanorah, son fameux tube qui l’a élevé au hit-parade. Le chanteur se spécialise dans le répertoire libanais des chansons populaires aux pulsions de la debka. Mais Farès Karam n’a rien à voir ni dans le style, ni dans la voix. Il n’a ni ce romantisme à fleur de peau de Marouan Khouli, ni ce regard d’homme blessé de Majd Raïd. Mais il a cette attitude de «neswangi » (homme à femmes) ou séducteur qui la joue au «rattrape-moi si tu peux». Le chanteur libanais se déplace sur scène avec beaucoup d’assurance, enchaînant les chansons sans aucun moment de relâche. Son orchestre le suit, synchrone, dans ses improvisations et ses silences et lorsqu’il cède le micro au public. Les moments où les musiciens lâchent leurs instruments pour se tenir la main et danser la debka autour du chanteur, ont encore fait vibrer le public de Djemila... Drôles de spectateurs qui ont su retenir les paroles sans accent de ses derniers tubes : Labn el asfor, Al tanorah, Men waïn, et Neswangi... Imed Sellami
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