Appliquant à la lettre la maxime du baron Pierre de Coubertin, certaines personnes n’ont qu’un seul et unique objectif : participer aux Jeux olympiques. Pour y parvenir, quoi de mieux que de faire partie de la délégation d’accompagnateurs. Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Officiellement, la délégation chargée d’accompagner les 61 athlètes algériens devrait être composée de 24 membres. Ce quota est déterminé par «la règle 42 des Jeux de l’olympiade», qui attribue les places d’accompagnateurs au prorata des sportifs engagés. Mais cette fois-ci, le Comité olympique algérien se transformera en tour-operator de luxe. En effet, pas moins de 43 personnes iront à Pékin, soit le double des places disponibles. Pour obtenir ce chiffre, il suffit de se référer au fascicule réalisé par le COA à l’occasion des JO 2008. «Si le nombre de résidents au village olympique, athlètes qualifiés et officiels éligibles y compris, dépasse le nombre total autorisé par le CIO, le Conseil exécutif (des JO) prendra les mesures nécessaires pour réduire le nombre d’officiels logés au village olympique ou changera le nombre selon les chambres disponibles», précisent les textes du CIO. En clair, les personnes «en trop» devront quitter le village olympique pour être logées dans d’autres sites. Le tout, bien sûr, aux frais de l’institution que préside Mustapha Berraf. Outre les billets, le voyage, l’hébergement et la restauration, les accompagnateurs bénéficient également de frais de mission. «Ce pécule varie d’une année à l’autre. Cette fois-ci, les membres de la délégation devraient percevoir 40 euros pas jour.» Hier, le siège du Comité olympique algérien était quasiment vide. «Tout le monde est absent. Ils sont tous partis en Chine», a indiqué un responsable resté à Alger pour assurer «une permanence». Théoriquement, la délégation devrait comprendre des officiels, un staff médical ainsi que les entraîneurs pour chaque discipline engagée. Généralement, chaque staff technique est dirigé par un DTN (directeur technique national) qui est désigné par sa fédération. Lors des Jeux olympiques, le rôle du DTN est déterminant. Il se doit d’assurer la liaison entre ses athlètes, les entraîneurs et les autres membres de la mission. Sur le plan sportif, sa responsabilité est engagée avant, pendant et après les compétitions. Mais voilà, les boxeurs et les volleyeuses — qui représenteront l’Algérie dans les sports collectifs — se voient privés de leur DTN respectif. Il s’avère qu’ils ont été remplacés par leurs deux présidents de fédération. Ceux-là mêmes qui auraient dû les désigner pour partir aux JO. Que ne ferait-on pas pour voir Pékin ? T. H.
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