Pourquoi mon papier n’a pas paru ?
Il m'arrive très souvent de me connecter à la vie publique
algérienne via les médias virtuels et je lis toujours Le Soir d'Algérie.
Ainsi, je fais également des commentaires quand il s'agit d'une
importance pour moi de le faire, seulement, ces commentaires ne sont pas
publiés.
Le dernier que j'ai fait est en relation avec l'importation des
vaches que veut faire le ministre de l'Agriculture... Même si je donne
mon opinion au ministère concerné, elle sera lettre morte... C'est pour
cela que votre rubrique Vox Populi nous permet d'exprimer notre point de
vue... J'aimerais juste connaître la raison : est-ce aléatoire ou y a-t-
il des critères précis pour les faire publier. Au moins, je ne perdrai
pas le temps de vous écrire et de remplir pour rien votre boîte de
courriel. Merci de me donner une réponse si vous le faites de bon gré.
B. Bouaou, Canada
Réponse : Nous recevons, en moyenne, 100 à 150 messages par jour. Au
bout de dix jours, cela fait 1 000 à 1 500 articles ! Vous comprendrez
qu’il est impossible de les publier tous dans une page quotidienne. Le
choix se fait en fonction de l’originalité du sujet d’abord et de son
lien avec l’actualité. Nous privilégions l’expression des jeunes. Il n’y
a pas de censure ; malheureusement, beaucoup de lecteurs qui ne voient
pas leurs écrits sur cette page pensent que nous les censurons.
Sindbad n’a pas été mis en prison !
A voir le phénomène des harragas qui ne cesse de prendre de
l’ampleur, l’Algérie est devenue un pays abiotique pour notre jeunesse.
Le seul objectif d’un harrag est d’arriver sain et sauf sur l’autre rive
sans ce soucier des conditions dans lesquelles il sera reçu. J’aimerais
bien voir la scène de liesse à l’arrivée de nos Robinson Crusoé en
criant terre ! terre ! lorsqu’ils posent les pieds sur la rive nord. Nos
gouvernants, au lieu de chercher des solutions adéquates pour contenir
cette jeunesse, ne font qu’empirer davantage la situation en élaborant
des lois répressives. La prison n’est pas une thérapie pour une jeunesse
pleine d’énergie qui caresse l’espoir de s’évader ailleurs à la
recherche de la réussite. Avant de se soucier du gaspillage des deniers
publics, il est souhaitable de se soucier d’abord du gaspillage de notre
jeunesse. Et, lorsque cette jeunesse retrouvera sa dignité, elle luttera
dignement contre le gaspillage en tout genre. Après tout, l’homme est le
capital le plus précieux. Je termine par un dicton bien de chez nous : «
Bit erdjal khir men bit el mêl». De notre temps, c’est valable pour les
deux sexes.
Amar
Leur bonheur, notre bonheur
Je voulais répondre à votre article de jeudi passé, mais je n'ai pas
pu. Voyez-vous, c'est comme un exercice de maths sur lequel on bute. Le
bonheur à nous est une philosophie, le bonheur à eux est une réalité, le
bonheur à nous est un espoir « brabbi n'challah », le bonheur à eux est
un avenir proche : «Je vais acheter, je vais voyager, je vais bâtir, je
vais détruire et reconstruire plus beau et plus grand (même si ce n'est
pas cela le bonheur mais pour eux ça l'est), le bonheur à nous lorsqu'il
nous est inaccessible, nous nous rassurons en disant qu'il est dans
l'au-delà, « rabbi khir», le bonheur à eux lorsqu'il est inaccesible, eh
bien il existera toujours des moyens «ruses, trafic, coups bas» pour
l'acquérir, c'est cela leur manière d'être heureux et plusieurs fois ils
le sont, ne serait-ce que pour quelques minutes et leur bonheur à eux il
est toujours gros et consistant, quant à nous, le bonheur, lorsqu'il
nous est offert, nous ne le savourons que très peu parce qu'il nous est
donné au compte-gouttes, et lorsqu'il est absent nous avons notre
philosophie.
Entre-nous :
Elle, ma collègue, elle m'a dit :
- Non, nous ne sommes pas les mêmes. Il est vrai que parfois je suis
déprimée un peu comme toi, mais il faut dire que moi dans la vie j'ai
fait beaucoup de choses. Moi, si j'étais à ta place, j'aurais pété les
plombs.
Je n'ai rien répondu, ma philosophie ne m'était d'aucun secours.
Bouali
Une année (+/-)
Il y a de cela quelques années, M. Benbouzid, ministre de l'Education
nationale, annonça une réforme globale et profonde du système éducatif
national et cette réforme-là, annoncée tambour battant, commence
néanmoins à montrer ses limites, Là où le bât blesse c'est que nous,
élèves de l'ancien système, nous nous sommes retrouvés pris en otages
avec une année supplémentaire. Certains diront qu'une année ça
améliorera nos capacités, mais moi, personnellement, je pense qu'une
année de plus est une année en moins de notre cruelle existence, mais
là, Monsieur le Ministre, vous n'avez point d'arguments. «Après la
pluie, le beau temps» (proverbe japonais)
P. S. : Dédicace aux enseignants contractuels, je leur souhaite
victoire et triomphe sur le «tyran». Bonne chance !
LiGHT(M_LK), 15 ans, Annaba
icemalik@hotmail.com
Racistes, les Italiens ?
Tout d'abord je tiens à te remercier pour la porte ouverte à tous
sur Vox Populi. Je tiens à vous rappeler la lettre que j'ai envoyée à
propos des Italiens en réponse à ceux qui parlent du refus de visa et de
mauvais traitements en tous genres. J'y ai habité pendant longtemps et
je peux vous assurer que vous n'avez rien vu et qu'il y a pire. Ces
Italiens auxquels tous nos jeunes se comparent sont des lâches et leur
comportement est dicté par une seule chose, la jalousie. Non, monsieur,
ces gens ne me sont pas supérieurs ! Ils ne supportent pas de voir les
Algériens réussir et cela fait plus mal de voir nos gouvernants amorphes
devant de tels agissements. C'est vrai ce que disait la bonne dame, nous
n'avons plus de gouvernement depuis 1978. Pauvre de nous, Houari
Boumediène, tu nous a laissés sans relève.
Big Cazzo
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