dimanche 03 Aout 2008
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Vox populi : NOTRE SÉLECTION

Pourquoi mon papier n’a pas paru ?
Il m'arrive très souvent de me connecter à la vie publique algérienne via les médias virtuels et je lis toujours Le Soir d'Algérie. Ainsi, je fais également des commentaires quand il s'agit d'une importance pour moi de le faire, seulement, ces commentaires ne sont pas publiés.

Le dernier que j'ai fait est en relation avec l'importation des vaches que veut faire le ministre de l'Agriculture... Même si je donne mon opinion au ministère concerné, elle sera lettre morte... C'est pour cela que votre rubrique Vox Populi nous permet d'exprimer notre point de vue... J'aimerais juste connaître la raison : est-ce aléatoire ou y a-t- il des critères précis pour les faire publier. Au moins, je ne perdrai pas le temps de vous écrire et de remplir pour rien votre boîte de courriel. Merci de me donner une réponse si vous le faites de bon gré.
B. Bouaou, Canada
Réponse
: Nous recevons, en moyenne, 100 à 150 messages par jour. Au bout de dix jours, cela fait 1 000 à 1 500 articles ! Vous comprendrez qu’il est impossible de les publier tous dans une page quotidienne. Le choix se fait en fonction de l’originalité du sujet d’abord et de son lien avec l’actualité. Nous privilégions l’expression des jeunes. Il n’y a pas de censure ; malheureusement, beaucoup de lecteurs qui ne voient pas leurs écrits sur cette page pensent que nous les censurons.

Sindbad n’a pas été mis en prison !
A voir le phénomène des harragas qui ne cesse de prendre de l’ampleur, l’Algérie est devenue un pays abiotique pour notre jeunesse. Le seul objectif d’un harrag est d’arriver sain et sauf sur l’autre rive sans ce soucier des conditions dans lesquelles il sera reçu. J’aimerais bien voir la scène de liesse à l’arrivée de nos Robinson Crusoé en criant terre ! terre ! lorsqu’ils posent les pieds sur la rive nord. Nos gouvernants, au lieu de chercher des solutions adéquates pour contenir cette jeunesse, ne font qu’empirer davantage la situation en élaborant des lois répressives. La prison n’est pas une thérapie pour une jeunesse pleine d’énergie qui caresse l’espoir de s’évader ailleurs à la recherche de la réussite. Avant de se soucier du gaspillage des deniers publics, il est souhaitable de se soucier d’abord du gaspillage de notre jeunesse. Et, lorsque cette jeunesse retrouvera sa dignité, elle luttera dignement contre le gaspillage en tout genre. Après tout, l’homme est le capital le plus précieux. Je termine par un dicton bien de chez nous : « Bit erdjal khir men bit el mêl». De notre temps, c’est valable pour les deux sexes.
Amar

Leur bonheur, notre bonheur
Je voulais répondre à votre article de jeudi passé, mais je n'ai pas pu. Voyez-vous, c'est comme un exercice de maths sur lequel on bute. Le bonheur à nous est une philosophie, le bonheur à eux est une réalité, le bonheur à nous est un espoir « brabbi n'challah », le bonheur à eux est un avenir proche : «Je vais acheter, je vais voyager, je vais bâtir, je vais détruire et reconstruire plus beau et plus grand (même si ce n'est pas cela le bonheur mais pour eux ça l'est), le bonheur à nous lorsqu'il nous est inaccessible, nous nous rassurons en disant qu'il est dans l'au-delà, « rabbi khir», le bonheur à eux lorsqu'il est inaccesible, eh bien il existera toujours des moyens «ruses, trafic, coups bas» pour l'acquérir, c'est cela leur manière d'être heureux et plusieurs fois ils le sont, ne serait-ce que pour quelques minutes et leur bonheur à eux il est toujours gros et consistant, quant à nous, le bonheur, lorsqu'il nous est offert, nous ne le savourons que très peu parce qu'il nous est donné au compte-gouttes, et lorsqu'il est absent nous avons notre philosophie.
Entre-nous :
Elle, ma collègue, elle m'a dit :
- Non, nous ne sommes pas les mêmes. Il est vrai que parfois je suis déprimée un peu comme toi, mais il faut dire que moi dans la vie j'ai fait beaucoup de choses. Moi, si j'étais à ta place, j'aurais pété les plombs.
Je n'ai rien répondu, ma philosophie ne m'était d'aucun secours.
Bouali

Une année (+/-)
Il y a de cela quelques années, M. Benbouzid, ministre de l'Education nationale, annonça une réforme globale et profonde du système éducatif national et cette réforme-là, annoncée tambour battant, commence néanmoins à montrer ses limites, Là où le bât blesse c'est que nous, élèves de l'ancien système, nous nous sommes retrouvés pris en otages avec une année supplémentaire. Certains diront qu'une année ça améliorera nos capacités, mais moi, personnellement, je pense qu'une année de plus est une année en moins de notre cruelle existence, mais là, Monsieur le Ministre, vous n'avez point d'arguments. «Après la pluie, le beau temps» (proverbe japonais)
P. S. : Dédicace aux enseignants contractuels, je leur souhaite victoire et triomphe sur le «tyran». Bonne chance !
LiGHT(M_LK), 15 ans, Annaba
icemalik@hotmail.com

Racistes, les Italiens ?
Tout d'abord je tiens à te remercier pour la porte ouverte à tous sur Vox Populi. Je tiens à vous rappeler la lettre que j'ai envoyée à propos des Italiens en réponse à ceux qui parlent du refus de visa et de mauvais traitements en tous genres. J'y ai habité pendant longtemps et je peux vous assurer que vous n'avez rien vu et qu'il y a pire. Ces Italiens auxquels tous nos jeunes se comparent sont des lâches et leur comportement est dicté par une seule chose, la jalousie. Non, monsieur, ces gens ne me sont pas supérieurs ! Ils ne supportent pas de voir les Algériens réussir et cela fait plus mal de voir nos gouvernants amorphes devant de tels agissements. C'est vrai ce que disait la bonne dame, nous n'avons plus de gouvernement depuis 1978. Pauvre de nous, Houari Boumediène, tu nous a laissés sans relève.
Big Cazzo

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