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Jeux olympiques de Pékin. Les responsables du
sport algérien l’ont promis : «Nous essaierons de
faire aussi bien qu’aux derniers jeux.»
Zéro médaille !
J’entends dire que le système communique mal ou pas du tout. Faux ! C’est
archifaux ! Le système communique. Il communique même très bien avec… lui-même.
Prenez l’autre jour, celui de la bastonnade des profs. A un moment donné, un
officier de police, tenant ses ordres d’un talkie-walkie, a crié cette phrase à
ces hommes : «Les données ont changé !» Les profs, détenteurs du savoir, n’ont
pourtant rien compris au sens de cette phrase. Les amis du CCDR, pétris de
grande culture, n’ont rien pigé non plus. Les amis du CLA et des autres
syndicats libres n’y ont saisi goutte. Mais, le système et ses appendices, en
l’occurrence les flics, ce jour-là ont immédiatement compris. Les données ont
changé voulait tout simplement dire «rentrez-leur dans le chou, matraquez dans
le tas et ne faites pas de quartier !» Le système venait, là, à cet instant
précis de démontrer qu’il communiquait parfaitement. Tout comme l’autre jour,
lorsque Abdekka a énoncé cette phrase, en apparence anodine, en apparence vide
de sens et en apparence incolore et inodore : «Chaque chose en son temps!» Eh
ben, elle était peut-être anodine, vide de sens, incolore et inodore pour vous
et moi, mais dans la salle, et hors de la salle, il y avait des gens bien précis
à qui elle était destinée et qui l’ont très bien comprise. Contrairement à nous,
qui cherchons aujourd’hui encore à savoir de quelle «chose» Boutef’ parlait, et
s’il évoquait son «temps» à lui, très élastique, le «temps» universel, moins
élastique et plus contraignant, ou un temps dont les moins de vingt ans ne
peuvent même plus vous parler, vu que maintenant, la loi algérienne les fait
embarquer comme de vulgaires criminels dès qu’ils veulent fuir les vicissitudes
de ce pays où les données ont la fâcheuse habitude de changer brusquement.
Brutalement. Bestialement. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
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