Actualités : LES ALGÉRIENS ET LES JEUX OLYMPIQUES DE PÉKIN
Une muraille d’indifférence


Le grand show olympique de Pékin s’ouvrira dans quelques jours à la grande... indifférence des Algériens. En tout cas, ce n’est pas le même grand engouement que pour la Coupe du monde ou le Championnat national de football.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - La domiciliation du match MCA-USMA comptant pour la première journée est beaucoup plus commentée que le rendez-vous de Pékin ! «Je n’ai plus la passion pour ça», nous dira, à titre illustratif, un confrère. «Moi, j’aime bien ces joutes, particulièrement la cérémonie d’ouverture. Les JO sont un véritable spectacle», nous répond Faïçal, pourtant peu porté sur la chose sportive. «J’aime bien les disciplines de la natation et du tennis masculin», enchaîne un ami à lui. «Oui, bien sûr que je vais suivre les JO. Avec cette chaleur, il n’y a rien d’autre à faire», répond, enthousiaste, un serveur de café vite refroidi par notre remarque sur la contrainte de taille qu’est le décalage horaire. «J’espère seulement qu’ils ne vont plus nous refaire le coup de la Coupe d’Europe des nations», s’inquiète-t-il, faisant allusion aux retransmissions télévisées. «Les Jeux olympiques ? Non, ça ne me dit rien», répond un père de famille, qui faisait tranquillement son marché. Un jeune, à côté de lui, complète presque et frappe dans le mille. «Y at- il des Algériens qui participent ? Je ne retiens aucun nom en tout cas !» «Ils feraient mieux de ne pas y participer», répond un autre badaud. «On n’a plus les Morceli, les Boulmerka pour nous ramener des médailles.» Il faut dire qu’effectivement, l’élite sportive algérienne en 2008 n’offre aucune tête d’affiche à même de capter l’intérêt du public algérien. «Vous allez voir qu’ils vont tous se faire éliminer dès les premiers jours», prophétise, très pessimiste, un commerçant. «Moi et le sport, ça fait deux», répond, quant à elle, une dame. «Les Jeux olympiques ? C’est où déjà ?», nous dira une autre. Côté femmes, en effet, l’indifférence est quasi générale. «J’aime bien mais quand le drapeau et l’hymne national y sont !» nous dira cependant cette militante du FLN qui dit avoir une folle nostalgie à l’époque où Morceli et Boulmerka bouillaient au firmament de l’élite mondiale de l’athlétisme. Il y a, d’ailleurs, un signe qui ne trompe pas. Contrairement à toutes les autres éditions précédentes des Jeux olympiques, celle de Pékin est peu ou prou médiatisée. Par l’ENTV, notamment.
K. A.



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