
Vox populi : CIMETIÈRE DE MEROUANA Les chiens bouffent les restes de nos morts !
Je voudrais attirer l’attention des autorités locales et nationales sur un fait qui n’existe même pas dans les films d’horreur de Steven Spielberg. En effet, j’ai planté plus de vingt fois des fleurs sur la tombe de mon père et chaque fois ces fleurs sont arrachées par les humains. Après une enquête personnelle, il s’est avéré que ce sont des salafistes sans scrupules qui font cet acte sous prétexte que c’est haram et dans l’impunité totale. Aujourd’hui, le 29 juillet 2008, un ami m’a mit la puce à l’oreille sur la profanation des tombes par des chiens. Je me suis déplacé donc pour prendre des photos qui provoquent l’indignation. Les chiens ont déterré des vertèbres humaines et j’ai même surpris une chienne qui a mis au monde environ une dizaine de petits a l’intérieur d’une des tombes, sa férocité m’a empêché de s’approcher pour prendre des images de plus près. Mon message s’adresse aux deux, autorités locales et salafistes criminels. Messieurs les responsables de Mérouana, wilaya de Batna, si nos citoyens ont vécu la misère dans leur vie, sachez qu’ils sont au repos éternel maintenant et qu’ils méritent le minimum de respect. Si vous avez failli de leur vivant pour leur offrir leurs droits, ayez la gentillesse de respecter leurs mémoires car Dieu seul sait si un jour nos vertèbres feront le régal des chiens errants. On les a lésé pendant des années alors, soyons un peu humains pour les respecter au moins dans leur au-delà. Il me semble qu’il existe un programme communal pour abattre les chiens errants et qui n’a jamais été effectué pour mettre la vie des citoyens en danger en sachant que les minutions qui vont dans l’air chaque jeudi dans les fêtes dépassent de loin celles utilisées dans la Seconde Guerre mondiale. A chaque noce, on assiste à des tirs qui ressemblent à ceux de l’artillerie lourde et ce, à des heures tardives de la nuit. Quant aux salafistes que je n’ose pas qualifier de Messieurs, sachez que mon défunt père de son vivant vous hait plus que la mort au point où il n’aime pas entendre parler de vous, de vos mesquineries et de votre lâcheté, vous avez été lâches et vous le serez pour l’éternité, vous arrachez des fleurs sans défense comme vous avez assassiné des femmes et des enfants sans défense dans les années 1990. Mon père est décédé très fier des sa progéniture qui fait partie des patriotes qui vous ont combattus sans merci et lui-même il vous a méprisé à partir d’un fauteuil roulant. Je sais que vous n’avez pas de dignité sinon vous n’approcherez jamais sa tombe. Vous auriez pu éloigner les chiens au cimetière des oliviers à Mérouana au lieu d’arracher les fleurs, mais hélas je sais que vous êtes contre toute beauté. Allez à Kaboul donc si vous voulez avoir des tombes conformes à votre idéologie. Quand à nous, nous continuons à vous combattre pour voir un jour notre Algérie, belle, propre, démocratique, libre, prospère et laïque.
B. Habbib Merouana, wilaya de Batna
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