lundi 04 Aout 2008
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2 roues, 4 roues, c’est kif-kif boum boum !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Al-Zawahiri, le numéro 2 d’Al-Qaïda, serait entre la vie et la mort. Il faut absolument l’aider à s’en sortir. 

De la vie, bien sûr !

Un kamikaze a lancé sa camionnette bourrée d’explosifs contre un commissariat, dans la vieille ville de Tizi-Ouzou. Cet attentat a fait 21 blessés. Mais qu’importent les blessés et les victimes, n’est-ce pas ? Il y a plus important dans cette Algérie, aujourd’hui. Et le plus important, c’est de s’interroger doctement (c’est capital d’adopter toujours, dans ces cas-là un ton docte) sur la signification du retour à un véhicule quatre-roues, après avoir fait un bref passage kamikaze sur le deux-roues. Si les tangos sont revenus à la voiture, ne doit-on pas y voir un renflouement de leurs caisses ? Ce qui leur aurait permis coup sur coup d’acheter la «fameuuuuuuuuuuuse» voiture noire flambant neuf qui devait servir contre le cortège de Abdekka à Bouira et cette fourgonnette explosée à Tizi. Ou alors, plus vicieusement, n’est-ce pas là un plan marketing diabolique de la part du GSPC ? Réduit à l’état de misère et de pauvreté extrême, le groupe terroriste se serait malgré tout saigné aux quatre veines pour acheter une vieille estafette et la retaper, tentant ainsi de faire croire que son attentat à moto n’était qu’une mauvaise passe financière, et qu’il a aujourd’hui, à travers l’opération contre le commissariat de Tizi, refait son entrée dans l’univers cossu des attentats à quatre-roues. Encore plus vicieux, encore plus tordu : l’attentat à moto de Bouira n’était qu’un leurre, visant à endormir notre vigilance et à nous embarquer sur la fausse piste d’un GSPC sans moyens financiers. Ce qui lui aurait permis ensuite de frapper un grand coup à Tizi. A bord d’un quatre-roues. Bien évidemment. Autant de pistes sérieuses, celles des experts qui sévissent inlassablement dans l’univers fermé, impitoyable et jumelé du terrorisme et de la motorisation. Des pistes assez «sérieuses» pour vous éloigner d’un fait que n’importe quel piéton de n’importe quelle rue d’Algérie pourra vous confirmer : vous pouvez être réduit en charpie à tout moment par un attentat terroriste. Et sans même avoir eu le temps de vérifier si vous avez été écrabouillés par un kamikaze à quatre ou à deux-roues. C’est terriblement frustrant ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L

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