jeudi 07 Aout 2008
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Vox populi : COUP DE SOLEIL
La ville des Roses perd du vert !


En ces journées des grandes chaleurs, la ville des Roses – devenue de nos jours le portebonheur de l’équipe nationale – connaît une dégradation des espaces verts qui apportent fraîcheur et repos aux citoyens ainsi qu’aux visiteurs de la ville. Si ce n’est pas les incendies, c’est le béton qui ronge, les murs qui s’érigent, les décharges à ciel ouvert qui prennent place dans un décor fait des mains des responsables directs ou indirects du peuple.
Problème
Je citerai le cas de ma cité, enfin notre petite impasse qui faisait baver les passants en offrant avec ses sapins centenaires (de l’ère coloniale ou même bien avant) une vue assez rare, de l’air pur. Cette vue n’existe plus depuis déjà 3 ou 4 mois : au moins 4 sapins ont été coupés pour des raisons injustifiées et injustifiables (je sais que mon intervention vient en retard). Un mois après, le mur qui délimitait l’entrée de l’impasse a été, à son tour, rasé. Rajoutez à cela les travaux d’assainissement (commencés en décembre 2007 !) et un bitume qui n’arrivera jamais à se poser sur cette «piste» d’atterrissage pour cargos ! Le résultat : une copie conforme d’une entrée d’un chantier abandonné, habité par des familles qui, l’hiver, tentent de franchir le test des flaques et de la boue sans échec, et l’été font sécher leur linge à l’intérieur de leurs chambres pour éviter les poussières soulevées au moindre coup de vent ou voiture qui passe !
Analyse
Bon, je sais bien que nous ne sommes pas les seuls à souffrir des chantiers inachevés. Des milliers de cités à travers le territoire national le sont. Mais couper des arbres, source de la vie, sous le nez des autorités qui accrochent chaque année des banderoles «Préservez l’environnement», voilà qui est inadmissible.
Action
J’ai pensé à un remède – disons une petite ruse – pour bénéficier de travaux «sur mesure », «dans les délais», «dans les règles de l’art»… ISO9001 quoi… Invitez le Président à passer l’après-midi chez vous ! 48 heures avant, vous n’allez pas reconnaître votre quartier, ni votre adresse personnelle mentionnée sur votre carte nationale… Si chacun de nous le fait, ou fait semblant de le faire, adieu les pistes, les décharges, les sachets noirs (et blancs) en l’air, les mauvaises odeurs, les travaux «suspendus », les bouchons de circulation, les dos d’âne… et j’en passe… La ville algérienne tant rêvée.
Adnane Y.

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