Entre le bruit des voitures, dont le
parc automobile de la wilaya a triplé ces deux dernières années, et le
nombre toujours aussi croissant des citoyens concentrés au centre
d’Oran, voilà que cet été Oran enregistre le retour des véhicules
hippomobiles et des charrettes. Ils avaient été pourchassés au début du
mois d’avril 2006 s’appuyant sur un arrêté signé par le wali d’Oran
portant interdiction de circulation des véhicules hippomobiles à
l’intérieur du tissu urbain du groupement d’Oran et des grandes artères
périphériques, notamment les première, deuxième et troisième
périphéries.
Toutefois, une solution avait été trouvée et pour laquelle
les responsables de l’Ansej, de la Cnan et de l’Angem étaient tenus pour
leur part d’informer et d’orienter les propriétaires de ces charrettes
sur les possibilités d’obtenir des crédits pour l’achat de l’un des 50
triporteurs dont la wilaya s’était dotée pour le transport de leurs
marchandises. Deux ans après, voilà que ces mêmes interdits refont
surface et ajoutent à l’embouteillage de la circulation et aux
nuisances.
La culture des objets antiques semble intéresser les Oranais
La wilaya d’Oran compte quelques magasins qui proposent des objets
d’antiquité et qui offrent même la possibilité d’évaluer ceux proposés à
la vente par le client. La vieille Kheira nous raconte : «Le jour de
l’Indépendance, les Français qui habitaient en Algérie avaient été
sommés de quitter leurs maisons à la hâte et ne pouvaient rien emporter.
Ce fut une véritable ruée vers leurs meubles et autres objets dont
quelques-uns s’avèrent être des pièces rares qui ont une histoire. Nous
les avons légués à nos enfants qui les vendent ou s’en débarrassent sans
en connaître la valeur historique et financière, dès lors j’ai opté pour
les magasins d’antiquité. » Certains magasins ont même fait le choix de
recourir à la publicité sur Internet proposant de récupérer tout objet
qui aurait une valeur antique après vérification, cela va de soi, ou
encore affichant des objets proposés à la vente. Nadir, propriétaire
d’un magasin d’antiquités, nous affirme que ses clients sont de vrais
connaisseurs et n’hésitent pas à mettre le paquet dès qu’ils ont le coup
de foudre pour un objet. Ils déboursent des sommes allant de 100 000 à
600 000 DA et parfois plus. Autre moyen utilisé par les antiquaires pour
la récupération des objets antiques, la confection de petites affiches
qu’ils glissent dans les boîtes aux lettres. En fin de compte, chacun
trouve son bonheur dans cet échange entre l’histoire, l’argent et la
passion de l’art ancien.
A. B.
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