jeudi 07 Aout 2008
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Régions : ORAN
Les vendeurs à la criée de retour


Entre le bruit des voitures, dont le parc automobile de la wilaya a triplé ces deux dernières années, et le nombre toujours aussi croissant des citoyens concentrés au centre d’Oran, voilà que cet été Oran enregistre le retour des véhicules hippomobiles et des charrettes. Ils avaient été pourchassés au début du mois d’avril 2006 s’appuyant sur un arrêté signé par le wali d’Oran portant interdiction de circulation des véhicules hippomobiles à l’intérieur du tissu urbain du groupement d’Oran et des grandes artères périphériques, notamment les première, deuxième et troisième périphéries.

Toutefois, une solution avait été trouvée et pour laquelle les responsables de l’Ansej, de la Cnan et de l’Angem étaient tenus pour leur part d’informer et d’orienter les propriétaires de ces charrettes sur les possibilités d’obtenir des crédits pour l’achat de l’un des 50 triporteurs dont la wilaya s’était dotée pour le transport de leurs marchandises. Deux ans après, voilà que ces mêmes interdits refont surface et ajoutent à l’embouteillage de la circulation et aux nuisances.

La culture des objets antiques semble intéresser les Oranais
La wilaya d’Oran compte quelques magasins qui proposent des objets d’antiquité et qui offrent même la possibilité d’évaluer ceux proposés à la vente par le client. La vieille Kheira nous raconte : «Le jour de l’Indépendance, les Français qui habitaient en Algérie avaient été sommés de quitter leurs maisons à la hâte et ne pouvaient rien emporter. Ce fut une véritable ruée vers leurs meubles et autres objets dont quelques-uns s’avèrent être des pièces rares qui ont une histoire. Nous les avons légués à nos enfants qui les vendent ou s’en débarrassent sans en connaître la valeur historique et financière, dès lors j’ai opté pour les magasins d’antiquité. » Certains magasins ont même fait le choix de recourir à la publicité sur Internet proposant de récupérer tout objet qui aurait une valeur antique après vérification, cela va de soi, ou encore affichant des objets proposés à la vente. Nadir, propriétaire d’un magasin d’antiquités, nous affirme que ses clients sont de vrais connaisseurs et n’hésitent pas à mettre le paquet dès qu’ils ont le coup de foudre pour un objet. Ils déboursent des sommes allant de 100 000 à 600 000 DA et parfois plus. Autre moyen utilisé par les antiquaires pour la récupération des objets antiques, la confection de petites affiches qu’ils glissent dans les boîtes aux lettres. En fin de compte, chacun trouve son bonheur dans cet échange entre l’histoire, l’argent et la passion de l’art ancien.
A. B.

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