mardi 12 Aout 2008
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Monde
Société
 
 
Nos archives en HTML
 

TERRORISME, ON COMBAT OU ON NÉGOCIE ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Insolite ! Le kamikaze de Zemmouri n’était ni handicapé, ni atteint d’une maladie incurable ni dépressif. 

Cé bezzarre…

Quelle trouvaille ! Quel éclair lumineux ! Grâce à la plus haute autorité sécuritaire du pays, les ignares que nous sommes savons maintenant que l’attentat kamikaze de Zemmouri-El-Bahri est une réponse à l’opération militaire qui a permis d’éliminer 12 salopards à Beni Douala. Du coup, je me sens moins bête, moins pataud, plus initié et plus proche du cercle des ceux qui savent. Mais de savoir que le kamikaze de Zemmouri était chargé (sans mauvais jeu de mots) d’apporter la réponse du maquis à l’ANP, cela va-t-il ressusciter les victimes ? Plus inquiétant encore : lorsque la plus haute autorité sécuritaire vient affirmer qu’en moins de 48 heures, les frères barbus ont répondu à un ratissage par un attentat au véhicule piégé, n’est-ce pas là le démenti aux propos antérieurs de cette même autorité sur l’état des maquis ? N’est-ce pas lui qui dépeignait les terros comme une poignée rachitique d’enguenillés cadavériques et errant sans but précis ? Ces loosers-là sont-ils alors capables en 48 heures chrono de bourrer une fourgonnette de 300 kg d’explosifs, de la faire acheminer du lieu de bidouillage vers le lieu de l’attentat et de semer la terreur en guise de réponse expresse ? Très honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que la plus haute autorité sécuritaire présente en ce moment en Algérie vienne m’expliquer les fondamentaux et les motivations du GSPC. Je pense que chaque Algérienne et chaque Algérien, au bout de 15 ans de terreur, n’a plus vraiment besoin d’être «briefé» sur la méthode des frères des montagnes. Nous n’en sommes plus à savoir si le 5 698e attentat kamikaze est la réponse au 5 697e ratissage de l’ANP dans les massifs de Sidali Bouneb. Et nous n’en sommes plus non plus à prédire d’autres réponses et d’autres échanges «épistolaires». Par contre, il serait intéressant de savoir si, en août 2008, nous devons encore cacher honteusement notre option éradicatrice comme d’autres cacheraient une maladie taboue, s’il est encore mal vu par les milieux de la «bien-pensance» d’affirmer qu’un bon tango est un tango mort et s’il est diplomatiquement incorrect et séditieux d’affirmer que rien ne nous oblige, en ces temps de douleur, à aller faire bisou à Ahmadinedjad. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 3587

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site