jeudi 14 Aout 2008
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Société
 
 
Nos archives en HTML
 

LUI, AU MOINS DIT CE QU’IL VA FAIRE ET FAIT CE QU’IL DIT !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Avis aux parents d’élèves. La rentrée des classes est fixée au 13 septembre. Et ce jour-là, vous n’aurez aucune peine à repérer les enseignants de vos enfants. 

Des zombies avec des sparadraps partout !

C’est assez fou cette histoire. Comme si nous nous attendions à ce que Abdekka ne donne pas de gages appuyés à l’islamisme. M’enfin ! L’homme est logique avec lui-même. D’ailleurs, il est peut-être le seul à n’avoir pas dévié d’un centimètre de la trajectoire qu’il s’est tracée et qu’il a expliquée ouvertement, en public. On ne va tout de même pas aujourd’hui lui faire reproche de s’être incliné jusqu’à s’en rompre les lombaires sur la tombe de Khomeiny ? Ne sont surpris par ce genre de «pèlerinages » que ceux qui, il n’y a pas longtemps, faisaient de gros yeux lorsque nous affirmions que Boutef’ est porteur d’un projet islamiste. Nous étions alors traités d’excités infantiles, ne comprenant rien à la finesse diplomatique et à la roublardise politique. Aujourd’hui, patatras ! Gueule de bois au lendemain de déclarations enflammées de Abdekka sur l’apport extraordinaire de Khomeiny à la civilisation universelle et à la sagesse qui doit commander tous les peuples. Ben non m’sieur dames ! Faut pas arrondir les yeux en énormes sphères toutes faites d’étonnement horripilé. Quand on élève des tangos, assassins de femmes, enfourneurs de bébés et violeurs de gamines au rang de «valeureux combattants », c’est la moindre des choses que d’aller ensuite se recueillir sur la tombe du parrain de ces valeureux combattants. Sur ce point-là précis, Boutef’ est le plus honnête d’entre nous, le plus «droit» dans ses bottes, et le moins hypocrite. Il a des amis. Il a des opinions. Il les assume. Publiquement. Que je sache, il n’est pas allé dans le mausolée iranien en cachette, en catimini, et en effaçant ses pas après son passage pour ne pas être pris en flagrant délit. Il n’a jamais fait de serment sur les tombes des victimes de Madani Mezrag ou de Bénaïcha, leur promettant que les crimes ignobles des GIA et du GSPC seront vengés et punis. On ne peut pas en dire autant de ceux qui, aujourd’hui, l’accompagnent, avalent ce voyage à Téhéran jusqu’à la dernière goutte sans rien dégorger, et qui étaient, pourtant, en 1995 parmi les plus humides des yeux, au bord des tombes. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 3283

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site