L’expression qui est devenue à la mode est celle de la bonne gouvernance. Nos responsables ne cessent de nous affubler de différents concepts modernistes, tout en évitant de rompre avec les vieilles pratiques de gestion. L’UNCPA (Union nationale des cadres pour l’Algérie) a décidé de tenir sa 4e université d’été à l’INSFP de Bouira sous le thème «La bonne gouvernance à l’ère des variations entre l’apprentissage et influence». A cette rencontre, placée sous le haut patronage du président de la République et du wali de Bouira, plusieurs personnalités : des ex-chefs du gouvernement, des ministres, des sénateurs, des députés et des cadres, sont attendues, pour débattre sur «des défis, des enjeux et des législations» et autres sujets qui agitent la scène nationale. Mais voilà que les organisateurs et responsables de cette organisation, qui veulent s’assurer une bonne couverture médiatique de l'événement, nous étourdissent avec des invitations déroutantes à la presse locale. Sans doute, non encore imprégnés des rudiments de la bonne gouvernance, ces derniers se sont adressés, dans les deux langues, sans prendre le soin de s’entendre sur la date du début de la manifestation. Alors que l'invitation écrite en arabe annonce son début pour le 14 août, celle écrite en français avance le début des travaux pour le 13 août… Comme quoi, la question de programmation n’a rien à voir avec la bonne gouvernance.
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