Dimanche 17 Août 2008
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Régions : TIZI-OUZOU
Crise ouverte à l’APC d’Aït-Aïssa-Mimoun


La crise que traverse l’APC d’Aït-Aïssa-Mimoun, dans la daïra de Ouaguenoun, ne semble pas connaître d’épilogue.
Bloquée depuis l’installation de l’exécutif municipal, l’assemblée navigue à vue au point de voir les comités de village s’impliquer corps et âme dans le règlement de la crise. La coordination des comités de village, créée récemment, s’est mise de la partie dans le but de trouver un compromis entre les parties en conflit. Des protagonistes que tout semble séparer : les trois élus du FFS qui constituent l’exécutif de l’APC et les six autres élus (RCD, FLN et RND). Les divergences sont telles que même le budget prévisionnel n’a pas été voté pour cause de détachement des deux adjoints au maire que l’opposition conteste arguant que ce détachement est une dépense de trop pour une commune au budget squelettique. Le BP non plus n’a pas eu l’aval de l’assemblée. Première conséquence : huit travailleurs de la voierie ont été licenciés. D’autres secteurs d’activité risquent de connaître des perturbations, comme le ramassage scolaire et le chauffage des écoles primaires. Devant la persistance de la crise, la coordination des comités de village a eu l’initiative de réunir les deux «clans». Les membres de la coordination ont tenté d’aplanir le différend qui sépare les élus locaux. Ceux de l’opposition ont mis en avant l’application stricte de la loi relative à la commune pour espérer d’éventuelles concessions au profit du maire. Celui-ci persiste, selon les six élus qui animent l’opposition, dans sa gestion personnelle et solitaire des affaires de la cité, refusant ainsi de se plier à la majorité qui est pourtant là pour servir l’intérêt général. Le blocage de l’APC a suscité également le courroux des entrepreneurs qui semblent constituer des victimes collatérales. Ces entrepreneurs qui ont réalisé des chantiers dans le cadre des PCD ont vu leurs factures impayées. Et pour cause, l’APC n’a pas encore délibéré sur le BP. Les élus de l’opposition se disent prêts à débloquer la situation à condition que la délibération porte sur ce seul point. Les tentatives de la coordination citoyenne de régler à l’amiable le conflit n’ont visiblement pas abouti. Mais l’exécutif communal ne veut pas lâcher du lest, en prenant en considération l’avis de la majorité. En attendant, c’est toute la commune qui risque de laisser des plumes devant ce genre d’entêtement. La population en tout cas croise les doigts attendant des jours meilleurs sous le ciel aoûtien de Aït Aïssa Mimoun. Gaya B.

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