La section syndicale Snapap de la commune de Ouaguenoun a duré le temps d’une brise. Créée en mars dernier, cette structure syndicale n’a pas résisté aux aléas de la pratique syndicale au niveau de la commune de Ouaguenoun devenue un bouillon de culture syndical. Dans une déclaration rendue publique, les quatre membres qui composent, avec le président, le bureau de la section syndicale Snapap à l’APC de Ouaguenoun viennent de jeter l’éponge en démissionnant collectivement. On n’en sait pas trop sur les raisons qui ont motivé une telle décision, mis à part que les démissionnaires évoquent des dysfonctionnements au sein de la section syndicale. En outre, ils accusent le président de la section en question de se désintéresser des préoccupations des travailleurs qui ont été pourtant nombreux à porter ce syndicat autonome au pinacle, lorsque le 28 février 2008, ils avaient paralysé les services de l’APC de Ouaguenoun par une grève générale qui est restée dans les annales syndicales de cette localité. A l’époque, les travailleurs ont massivement déserté l’organisation de Sidi Saïd accusée d’inertie pour tenter l’aventure de l’autonomie syndicale. Il est également reproché au président de la section désormais «esseulé» sa complicité «avérée» avec l’employeur. Sans tutelle syndicale, les communaux de Ouaguenoun craignent l’abandon de leurs revendications socioprofessionnelles. Le syndicat national autonome du personnel de l’administration publique a-t-il perdu très vite le terrain qu’il a conquis presque à la même vitesse ?
G. B.
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