700 millions seront dégagés pour les travaux de prolongement de la plage-pilote de Oued G’Sob, relevant de la commune de Filfila, à une quinzaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya. Avec quelques retards, dus à des contraintes techniques, le projet a été lancé pour un délai de trois mois. La première partie de la côte de Filfila, s’étendant de la plage-pilote jusqu'à la concession Rania plage, verra la réception de sa nouvelle corniche… à la fin de la saison estivale ! Au mois de Ramadan, selon les prévisions. Les estivants ne goûteront pas au plaisir de la randonnée nocturne sur la corniche de Filfila cet été. Selon le directeur du tourisme, «ce projet est la première tranche d’une opération qui en compte deux. La deuxième sera inscrite en 2009 et verra le prolongement de la corniche jusqu’au 9e poste. Les travaux ont été lancés en pleine saison estivale pour la simple raison que le budget réservé n’a été dégagé qu’en cette période». Les travaux comporteront la réalisation d’esplanade, de bornes fontaines, d’éclairage public, de bancs publics. Une nouvelle configuration du littoral verra le jour. L’animation de la vaste partie de la côte la plus longue de la wilaya de Skikda, qui s’étend sur près de 10 km et englobe deux communes, Skikda et Filfila, sera l’un des objectifs tracés. La première commune citée, représentée par la station balnéaire de Larbi Ben M’Hidi, s’est taillée la part du lion en termes de réalisations, de concessions de plages accordées et de commerces en tous genres. Sur une distance de près de 5 km, on dénombre deux ou trois restaurants, quelques vespasiennes construites ces trois dernières années et aucun hôtel ou forme architecturale lui ressemblant ! Certes, on a mis le paquet pour la réalisation d’escaliers pour l'accès aux plages, de bornes fontaines ayant contribué au déversement inutile de l’eau, n’empêche que beaucoup reste à faire. La nature ayant horreur du vide, la partie relevant de la commune de Filfila s’est distinguée ces dernières années par l’installation massive de tentes, occupant illégalement l’espace sablonneux. Graduellement, leur nombre augmente d’année en année en dépit des instructions du wali, des efforts de la direction du tourisme et des services de sécurité et du battage médiatique qui s’en sont suivis pour atténuer de leur ampleur. En effet, «l’impunité » dont jouissent ses gérants est étonnante. Même au sein de l’espace réservé à la plage-pilote de Oued G’Sob, dont l’accès est supposé gratuit, leur présence en aval des trois postes de la Gendarmerie, la police et de la Protection civile suscite des interrogations. Apparemment, ils ont trouvé un cadre légal à leurs activités, la sécurité en plus ! Au 8e poste, le grand poste de secours de la police surplombe quelques tentes qui activent au vu et au su de tout le monde.
Zaïd Zoheir
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