Ancien portier de l’USMA et du NAHD, Brahim Salah-Eddine poursuit sa carrière au sein de la JSMC qui a été reléguée tout juste une saison après son accession en super D2. La longue expérience de ce gardien n’aura pas été suffisante pour éviter la rétrogradation, mais elle sera certainement utile aux jeunes pousses de Chéraga. Le Soir d’Algérie : Après l’USMA, et le NAHD, vous semblez terminer votre
carrière à Chéraga ?
Brahim Salah-Eddine : Oui, c’est mon choix après l’USMA et le NAHD. Je
voulais revenir dans ma ville natale et il est certain que je souhaite terminer
ma carrière ici.
Vous avez évolué en nationale 1, puis en super D2 et en régionale. Y
a-t-il une grande différence entre les trois paliers ?
Oui, il y a une certaine différence. En nationale 2, le rythme de jeu est
nettement plus élevé et les moyens des clubs de l’élite sont également plus
fournis.
Entre le stade du 20- Août et celui de Chéraga, il n’y a pas une grande
différence, à part la capacité ?
Quand je parle de moyens, je n’évoque pas uniquement le stade, mais aussi
l’argent, la qualité des hôtels et de la restauration.
Après une année en super D2, la JSMC a été reléguée et pourtant vous aviez
de fortes chances d’assurer le maintien ?
Je suis tout à fait d’accord avec vous. La JSMC n’aurait jamais dû
descendre. On avait un très bon groupe de joueurs chevronnés comme Fodil Dob et
Ameur Benali, pour ne citer que ces deux-là, mais je crois que le manque de
moyens nous a joué un mauvais tour. On avait bien démarré et on pratiquait un
beau football, mais on ne gagnait pas.
Penseriez-vous que la JSMC a été victime de tractations ?
Peut-être, à la fin du championnat, mais on aurait pu assurer notre maintien
lors de l’aller. Mais il n’y avait pas assez d’argent et, évidemment, cela a eu
des répercussions négatives sur le rendement de certains joueurs qui n’ont
touché la première tranche de prime de signature qu’au mois de janvier.
C’est ce qui explique que Chéraga a perdu beaucoup de points à domicile ?
Bien sûr, il y a cet aspect financier, mais il ne faut pas oublier qu’à
Chéraga il n’y a aucune pression sur l’adversaire. Le stade est petit et les
supporters ne poussent pas l’équipe à fond, comme cela peut se passer dans les
villes de l’intérieur du pays. Alors, on a eu du mal à nous imposer chez nous et
le doute s’est installé jusqu’au bout.
Et cette saison, l’objectif est de remonter en super D2 ?
Non pas du tout. L’effectif a été complètement remanié et l’objectif avec
nos jeunes, ce sera avant tout le maintien. D’ailleurs, il est plus facile de
descendre que de remonter. Cette saison, il y a eu un changement radical, tant
au niveau des dirigeants que des jeunes et nous avons donc un objectif modeste.
A trente-trois ans, vous êtes l’entraîneur des gardiens ou le portier
titulaire ?
Je suis toujours le gardien de but de Chéraga, mais cela ne m’empêche pas
d’aider les jeunes.
Que pensez-vous de Zemmamouche et Asselah, vos successeurs respectifs à l’USMA
et au NAHD ?
Ce sont deux excellents gardiens et j’estime qu’ils ont un bel avenir devant
eux.
Dans le football moderne, on estime qu’un joueur de moins d’un mètre
quatre-vingt ne peut être un bon gardien. Votre avis ?
Ce n’est pas un problème de taille. Cerbah n’était pas grand et pourtant
cela ne l’a pas empêché d’être l’un des meilleurs gardiens de l’histoire du
football algérien. Ce sont surtout des qualités, comme la détente, le placement
et le coup d’œil, qui sont déterminantes.
Propos recueillis par H. B.
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