
Actualités : BRAHIM GHALI, AMBASSADEUR DE LA RASD À ALGER : Van Walsum, c’est du passé»
L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique en Algérie a affirmé, hier, que son gouvernement est prêt à prendre part à un cinquième round de négociations avec le Maroc sous condition. Brahim Ghali pose toutefois une condition : le remplacement de Peter Van Walsum, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental. Tarek Hafid Alger (Le Soir) - «Van Walsum a pris position pour le colonisateur marocain. C’est une position inacceptable qui n’honore pas la Charte des Nations unies et porte atteinte aux efforts déployés par la communauté internationale pour parvenir à une solution juste dans le règlement du conflit du Sahara occidental », a déclaré, hier, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) lors d’une conférence de presse animée à Alger. «Peter Van Walsum a créé un précédent grave au sein des Nations unies. Le secrétaire général de l’ONU jouit toutefois de notre entière confiance pour désigner un nouvel envoyé spécial au Sahara occidental. Pour nous, Walsum c’est du passé.» Membre de la délégation sahraouie qui a pris part aux négociations de Manhasset (Etats-Unis), Brahim Ghali est persuadé que Ban-Ki moon nommera un remplaçant à Van Walsum. A ce titre, il précise que le contrat du diplomate hollandais prend officiellement fin le 21 août prochain. «Il est peu plausible qu’il soit reconduit dans ses fonctions. L’ONU pourra toujours lui confier une nouvelle mission, en dehors du dossier du Sahara occidental », insistera-t-il. Dans une correspondance datée du 4 août dernier, le président sahraoui Mohamed Abdelaziz avait saisi officiellement le secrétaire général de l’ONU à propos du comportement de son envoyé personnel. «Permettez-moi de vous faire part de la stupéfaction et de la désapprobation du Front Polisario à la suite de la déclaration faite, en avril dernier, par votre envoyé personnel, M. Peter Van Walsum, devant le Conseil de sécurité, qui se démarque de manière radicale et inacceptable de la position traditionnelle des Nations unies sur ce problème de décolonisation (…) En recommandant que les négociations se tiennent sur la base du projet marocain d’autonomie, l’envoyé personnel suggère, en fait, au Conseil de sécurité, et, par-delà, à la communauté internationale, de reconnaître le fait accompli et, partant, la souveraineté du Maroc sur un territoire figurant sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies». Dans cette même missive, le président sahraoui a annoncé «être confiant» en la volonté du secrétaire général de l’ONU de prendre «les décisions qui s’imposent pour une poursuite des négociations ordonnée et respectueuse de la légalité internationale», pour la poursuite des négociations entre les parties en conflit.
T. H.
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