Actualités : SKIKDA
Tentative d’attroupement avortée à la Marsa


Hier, la commune de la Marsa, daïra de Benazouz, a failli vivre le même incident qui s’est produit le lundi 10 août 2008 à Chetaïbi.
Des jeunes habitants de la Marsa, village côtier de la wilaya de Skikda de 8 000 habitants, s’étaient attroupés pas loin de la plage à proximité de l’abri de pêche. Leur objectif était d’expulser les jeunes campeurs qui seraient derrière la multiplication des vols et des casses de locaux commerciaux et habitations enregistrés depuis le début de la période estivale. L’appel au calme de quelques adultes, de commerçants et gardiens de parking a eu pour conséquence la dispersion dans le calme des jeunes qui s’étaient attroupés. «Nous en avons assez de cette situation d’insécurité intervenant à chaque été. Ces derniers jours, 3 voitures neuves ont disparu et des magasins ont été visités et vidés de leur contenu par des malfrats. Ce sont les groupes de délinquants qui déferlent chez nous pour prétendûment camper sur la plage. Ils en profitent pour commettre leurs méfaits tard dans la nuit», dira l’un des jeunes habitants de la Marsa, restaurateur. Hier à 14h, le chef-lieu de cette commune offrait l’image d’une agglomération où règnent le calme et la sérénité. Contrairement à Chetaïbi voisine, la Marsa est bondée d’estivants venus de tous les coins d’Algérie. Les tentes foisonnent un peu partout et, nombreux, les estivants goûtent aux plaisirs de la mer et du soleil. Bien que rare, l’eau potable arrive jusqu’à la plage via des fontaines publiques. Ce qui n’empêche pas des campeurs originaires de Constantine, installés sur les lieux depuis la mi-juillet, de se plaindre du manque de ce précieux liquide et de l’irrégularité de l’alimentation électrique. Leurs préoccupations sont partagées par les autochtones qui précisent que ces deux problèmes sont vécus à longueur d’année et que rien n’a été fait par les autorités locales pour les solutionner. Payer 80 DA, à hauteur d’une bordure de trottoir peint de couleur blanche et rouge du stationnement interdit, est une obligation que les gardiens feront respecter par tout automobiliste, même à l’arrêt. Que ce soit à la Marsa ou à Rmaïla, le mot d’ordre est de tout faire payer aux estivants. «Contrairement à 2007, cet été n’est pas tellement bon en chiffre d’affaires pour les commerçants du village. Les estivants n’ont pas été nombreux à venir chez nous. Cela se comprend avec l’absence des commodités (eau, électricité). Avec les vols qui se multiplient, notre commune est véritablement infréquentable l’été. Gardien de parking, je perçois 500 DA/jour, alors que mon employeur encaisse vingt fois plus», a indiqué Mohamed-Tahar, 28 ans, maçon de son état. Sur la place du village, on ne discute que de la tentative d’attroupement avortée de la matinée. Des citoyens ont même exprimé leur incompréhension du fait qu’une tentative du genre ait pu être fomentée. «Exception faite des jeunes filles, nos jeunes travaillent presque tous dans les secteurs pêche, agriculture, bâtiment et autres activités spécifiques à la période estivale. Les vols et tout ce qui a trait à la sécurité des biens et des personnes sont du ressort des services compétents», a affirmé un de ces citoyens. A. Djabali



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/08/17/article.php?sid=72217&cid=2