«Je me souviendrai le restant de ma vie de ces mots que tu as murmurés au creux de mon oreille, la veille de notre mariage, dans un sourire plus beau que la lune, tes yeux magnifiques, comme deux agates, éclairés par l’abat-jour. «Yaniv, j’espère que je ne te
survivrai pas, que je ne boirai pas après toi, que je n’aurai pas à
dormir seule, quand à ma gauche il y aura le gouffre de ton absence,
quand me manquera ton corps chaud et protecteur… car je me ferai toute
petite dans l’immensité du lit, à peine un bout de femme abandonnée, ne
valant même pas le moindre sou ; ou telle une peluche que l’enfant
aurait usée jusqu’à la trame et qu’il aurait jetée au fond d’un tiroir,
après l’avoir remplacée par un autre jouet neuf et plus mignon qu’elle…»
Poète et romancier. Karim Akouche vient de publier son premier roman Les
Baisers du fantômeaux éditions P.I.T. Un roman pour la tolérance et la
paix des hommes. Des hommes qui se sont toujours affrontés pour une
religion, une origine, un rang social... Une prémonition. C’est
l’histoire de Yariv et de Leïla. Deux cœurs qui, à l’aube d’un matin de
printemps, se sont aimés. Deux cœurs unis par la promesse d’un amour
éternel. Seule ombre qui noircit cette parfaite harmonie : la religion.
L’un est juif, l’autre est musulmane. Le conflit qui se profile est
aussi vieux que le monde. En toile de fond : la guerre sans fin, qui
disloque la terre sacrée de Jérusalem, est attisée par les géniteurs des
deux amoureux. Quel camp choisir ? Que faire et surtout comment ? Au nom
de l’amour, au nom d’une idéologie … à découvrir ! Installé en France
depuis l’âge de 6 ans, Karim Akouche a vu le jour dans un petit village
niché majestueusement sur les montagnes kabyles. Agé de 29 ans, il est
actuellement ingénieur en mécanique.
Samira Hadj Amar
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