Alors qu’il a été le premier révolutionnaire à Blida à avoir brandi le drapeau national en 1945 et combattu pour la cause nationale jusqu’à l’indépendance du pays, le moudjahid Ali Fellous reste un oublié de l’histoire. En ce 20 août 2008, date mémorable pour les combattants de la
liberté, quelques membres seulement de la famille révolutionnaire
l’évoque timidement sans pour autant qu’un hommage officiel ou autre
évocation de sa mémoire ne soit organisé. Ayant rendu l’âme le 4
décembre 1963 à l’hôpital Mustapha, à Alger, des suites de blessures par
balle que lui ont tiré des éléments de l’OAS à Oran, lors de sa sortie
de prison en 1962, Ali Fellous a été l’un des fondateurs en 1938 de la
Révolution algérienne. Condamné à mort en 1945 pour ses actions rebelles
contre la colonisation française, puis amnistié et libéré de la prison
de Lambèse, il ne cessa son combat auprès des moudjahidine avant d’être
arrêté une seconde fois. Cependant, Ali Fellous ne doutait guère que les
ennemis de l’indépendance algérienne l’attendaient à la gare d’Oran. Ce
jour-là cinq moudjahidine seront tués alors que lui, malgré les balles
dans son corps, a pu fuir la main assassine de l’OAS. Un an et cinq mois
plus tard, il succombera des séquelles de ses blessures sans qu’il
puisse pour autant savourer, à l’instar de ses pairs, la joie de
l’indépendance. Aujourd’hui plus que jamais, ses enfants demandent aux
responsables de la révolution algérienne ou à ceux qui ont combattu à
ses côtés d’avoir une pensée en sa mémoire à défaut d’un témoignage
officiel en son honneur.
M. B.
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