Dieu merci, nous avons des journalistes qui osent sortir des sentiers battus, qui ne sont pas corvéables et taillables à merci malgré toutes les pressions du système pour refouler sur le côté de l’ombre et de l’exil les forces intellectuelles, morales et politiques du pays. Dieu merci aussi les hommes que vous cherchez
existent, l’Algérie profonde en regorge. Ces hommes, qui ne cautionnent
pas la politique de désastre que nous vivons, qu’on nous impose par la
matraque, existent et existeront toujours malgré qu’ils soient réduits à
courir le cachet pour leur survie. Ces hommes existent mais écrasés par
ces essaims d’arsouilles qui progressent et occupent les devants de la
société viciée. Ces hommes existent malgré qu’ils soient victimes de la
vétérance du système dans l’exercice de l’usurpation, de la
falsification, de l’affabulation de la calomnie des bourrages de crânes
et d’autres plus exécrables aberrations. Les espaces d’expression
manquent et sont de plus en plus confisqués pour ne pas permettre au
citoyen d’avoir voix au chapitre. Alors cette caravane ne passera pas,
elle fait du sur-place et c’est bien pour ça que les compères du système
sont chargés de faire chorus, grimaces et gesticulations, c’est bien
pour ça qu’ils sont aux abois nos aboyeurs ! Cette caravane ne passera
pas tant que le système continue de faire table rase de toute
concertation, tant que le système tient fermement en main politiquement,
militairement et économiquement la société. La caravane ne passera pas
car le système est incapable de nous préserver des sinistres actuels et
des périls à venir, car le système entraîne, dans une débâcle
collective, la société toute entière, avec la force du lion et la ruse
du serpent. Quant à nos aboyeurs, la réalité les rattrape à grands pas,
malheur à eux adeptes de l’égoïsme, malheur à eux adeptes de
l’obscurantisme !
Y. Hariche,
essayiste-satirique, Béjaïa
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