Culture : Escouade d’artistes et mariage collectif à Chlef

On peut dire que la population de Chlef est choyée cette semaine. C’est sous l’égide du conseil communal de la culture et des arts que sont organisées trois soirées par semaine avec des chanteurs locaux et nationaux.
Un autre programme a été élaboré pour s’étendre sur toute l’année. Il comprend des représentations théâtrales, des activités pour enfants, pour femmes, expositions d’arts plastiques, des conférences de littérature et de poésie et des concerts de musique. Tout cela va être couronné par la mise sur pied d’une clique dotée d’un matériel neuf à même de recevoir honorablement des personnalités et marquer par sa présence les festivités officielles. Trois faits importants retiennent notre attention : premier festival maghrébin du théâtre, au printemps, jumelage avec Sétif, ouvrage d’anthologie de la poésie de la région. L’autre fait notable est l’organisation d’une soirée en l’honneur d’un mariage collectif de 20 couples au niveau du siège de l’APC. organisatrice de l’évènement. Cette action vise les jeunes démunis qui n’ont pas les moyens de convoler en justes noces. L’aide consiste en une chambre à coucher, une TV, une gazinière, des couvertures, des draps, du tissu d’ameublement, le costume et la robe de mariée, la dot, le trousseau de la mariée. C’est Djalal qui a animé une soirée en leur honneur, aidé par les frères Torqui pendant laquelle a eu lieu une distribution de cadeaux aux heureux élus. Nawal Skander, en bonne communion avec le public, lui a fait redécouvrir le répertoire algérois tandis que Bariza a revisité le patrimoine chaoui. L’animateur TV de «Aila Haila» a confié à cette occasion : «Je suis très content de l’ambiance qui règne. De telles occasions qui permettent aux Algériens de sortir devraient être plus nombreuses. Je tiens aussi à exprimer ma tristesse et ma sympathie aux familles touchées par le drame des Issers.» La veille, c’est à Kachou qu’est revenu la tâche de faire vibrer le parc Orléans Land avec ses envolées du folklore chaoui ; son interprétation rappelle Aïssa Djarmouni et Zoulikha. Il se confie à notre journal : «Je félicite le bureau communal de la culture et des arts de Chlef pour cette louable initiative. Je suis natif de Batna et je chante depuis 1990. Les choses ont sensiblement évolué mais le chemin de la perfection reste très long. Il faut sélectionner les artistes et récompenser les meilleurs.» Un autre artiste, sur un tout autre registre, s’est fait remarquer. Nafraoui Abdelhalim est venu de Staouéli pour faire connaître son art aux Chelfis. Il a à son arc 130 imitations d’animaux et surtout d’acteurs comiques. C’est une passion qui le dévore depuis l’âge de 13 ans. Son passage à la TV lui a laissé in goût amer car rien n’a été fait pour l’encourager. Malgré cela il reste très sollicité à travers tout le territoire national. Coiffeur de métier, c’est le miroir qui l’aide à monter des petits sketches. Il félicite le public de Chlef qui rie aux éclats lors de ses réparties. Il imite à merveille Zahouania, Khaled, Mami, Boubagra, Rouiched, Inspecteur Tahar et bien d’autres. Souhaitons que ce comique de talent soit pris en charge par les autorités culturelles. Les spectateurs sont ravis mais demandent à ce que les représentations soient variées et agrémentées de sketches, de déclamations de poèmes et même d’expositions pour éviter de tomber dans le réchauffé.
Medjdoub Ali

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