Mardi 26 Août 2008
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Régions : TLEMCEN
La mercuriale s’agite


A une semaine du mois du jeûne (ou plutôt de la grande bouffe), les étals du marché couvert sont presque vides. Exemple, la pomme de terre, dont le prix a été revu à la hausse, est passé de 17 à 35 DA !
La tomate aussi ne semble pas rougir du prix affiché depuis le début de la semaine. Il est passé du simple au double de 15 à 30 DA. Les autres produits sont restés plutôt stables, en attendant la fièvre de la veille du mois de Ramadhan. Les viandes rouges, notamment l’ovin, n’ont pas connu d’augmentation puisque leur consommation est restée réduite pendant la période des chaleurs. Si l’agneau s’est assagi, le poulet ne l'entend pas de cette oreille, puisque depuis ce matin, il affiche 260 DA le kg, alors qu’il y à quelques jours il était proposé à 180 DA. Les spéculateurs se frottent les mains d’autant plus que rien ne pourra les empêcher de saigner à blanc le consommateur qui reste livré à lui-même (et bien sûr à ses envies ramadhanesques). Ces derniers jours, nous assistons à des émissions radio qui appellent à la sagesse aussi bien le consommateur que le commerçant. Bien sûr, ces appels n’auront aucun écho quand on sait que même les prêches des imams qui dénoncent la spéculation restent sans effet. Alors, que faut-il attendre des pouvoirs publics qui, eux aussi, n’ont aucun moyen de contrôle devant la politique de l’économie de bazar. Les premiers frissons d’automne s’annoncent chauds et une rentrée sociale agitée et incertaine. La rentrée scolaire et le Ramadhan ne font pas bon ménage. Des grévistes désespérés et une menace terroriste qui prend une forme de psychose partout dans le pays. Après l’attentat sanglant des Issers, Tlemcen a enterré ses morts dans un climat de tristesse à la veille du mois sacré. Pour rappel, parmi les victimes de cet attentat, cinq jeunes sont natifs de Tlemcen. Ils sont partis à la recherche d’un avenir et servir leur pays, ils sont revenus dans un cercueil. Nos jeunes semblent condamnés devant un choix : la harga ou le cercueil.
M. Zenasni

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