
Actualités : GROUPE SCOLAIRE EL-MACIR Une école… rue de l’Avenir
Le groupe scolaire El-Macir ouvre ses portes au mois de septembre. Installé à Oued-Romane, cet établissement flambant neuf, répondant aux normes pédagogiques, sécuritaires et même environnementales, peut accueillir jusqu’à 600 élèves des paliers moyen et secondaire. Tarek Hafid Alger (Le Soir) - C’est le rêve d’une vie qui se
concrétise. Celui d’un couple qui a dédié sa vie à l’éducation
nationale. Mme et M. Senhadji inaugureront dans quelques jours leur
établissement scolaire. Une infrastructure de plus de 5 000 m2 consacrée
exclusivement à l’enseignement. Situé à Oued-Romane, dans la banlieue
sud d’Alger, le groupement scolaire El-Macir se compose d’un CEM et d’un
lycée pouvant accueillir jusqu’à 600 élèves. Actuellement, il semble que
ce soit le premier projet d’une telle envergure en Algérie initié par le
secteur privé. «Mon épouse et moi avons toujours eu voulu construire
notre propre établissement. En fait, le lycée El-Macir existe depuis
1999. Jusqu’à l’année dernière, il était installé dans une villa à El-
Biar», explique M. Senhadji. L’homme évoque avec respect la carrière de
son épouse : «Elle a été directrice de l’Ecole normale de jeunes filles
de Ben-Aknoun puis directrice du lycée Bouamama (ex- Descartes). Plus de
trente années d’expérience dans des établissements de l’éducation
nationale.» Mais la réalisation du groupe est une expérience à elle
toute seule. «Les travaux ont débuté en janvier 2007. Tout a été réalisé
par des entreprises algériennes. Avec le bureau d’études, nous avons
fait en sorte que tous les espaces soient occupés de façon rationnelle
», explique M. Senhadji. Le résultat est plutôt impressionnant : trente
classes, deux laboratoires, des salles d’étude, une bibliothèque, une
salle polyvalente, une infirmerie, un réfectoire et une cuisine
totalement équipée. Pour assurer la sécurité des élèves et du personnel,
rien n’a été laissé au hasard. «L’ensemble de l’établissement est
surveillé par un réseau de caméras et un système anti-intrusion. Nous
avons également mis en place un dispositif anti-incendie, comprenant des
lances à eau à tous les niveaux. En cas de danger, l’évacuation se fait
par des issues de secours spécialement aménagées. » Même l’aspect
environnemental a été pris en charge. Ainsi, l’eau utilisée pour le
nettoyage et les sanitaires provient d’un système de drainage. «Cela
évitera de gaspiller l’eau du réseau public et nous permettra de faire
des économies substantielles sur les factures. » Mais c’est sur le plan
de la prise en charge pédagogique que ce groupe scolaire compte faire la
différence. «La méthodologie mise en œuvre depuis 1999 sera améliorée
dans ce nouvel établissement. Triée sur le volet, l’équipe d’enseignants
sera renforcée. Pour ce qui est des effectifs, nous avons prévu des
classes de 15 à 20 élèves. Ceci permettra une prise en charge
personnalisée. Nous proposons également une formule pour permettre aux
élèves de rester en étude de 17 à 19h. Mais au-delà de la pédagogie,
nous insistons surtout sur l’éducation des enfants. Et je pense que
c’est ce qui a fait la réputation d’El- Macir ces dernières années»,
note M. Senhadji, en annonçant le lancement d’activités culturelles et
sportives. «Ce projet nécessite l’implication de tous. Les élèves et le
corps enseignant bien sûr, mais aussi les parents. Ces derniers seront
invités à jouer un rôle actif dans la vie de l’établissement. » Mais
pour M. Senhadji, pas question de parler d’argent. En matière de
réalisation d’abord, ce projet a coûté une somme très importante. «Il
nous aurait été impossible de le réaliser avec nos économies. Nous avons
donc été soutenus par des banques publiques. Il est toutefois
regrettable que l’Etat n’encourage pas suffisamment de telles
initiatives.» Quant au prix d’une année scolaire, notre interlocuteur a
assuré que les tarifs sont comparables à ceux appliqués dans les autres
établissements privés de la capitale. «Aujourd’hui, les parents estiment
que l’avenir de leurs enfants n’a pas de prix. Notre objectif est de
leur offrir des prestations qui répondent à leurs attentes. Pour
l’anecdote, on nous avait dit que le terrain est situé rue de l’Avenir.
Nous ne pouvions espérer meilleure adresse pour construire notre école».
T. H.
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