Mercredi 27 Août 2008
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Actualités : LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL L’A DÉCLARÉ EN MARGE DE LA CLÔTURE DE L’UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DU FLN :
«Bouteflika ne peut pas se prononcer après chaque attentat»


Dans un point de presse tenu lundi dernier par Abdelaziz Belkhadem à l’issue de l’université d’été du FLN qui s’est terminée à une heure tardive, le secrétaire général de l’instance exécutive de l’ex-parti unique a, en réponse à une question posée par un journaliste, argumenté «le silence du président de la République par rapport aux derniers attentats qui ont endeuillé le pays» par le fait qu’Abdelaziz Bouteflika ne peut pas se prononcer après chaque explosion de bombes.
Selon l’orateur, «il est naturel que le président de la République, qui œuvre continuellement pour atténuer l’ampleur du terrorisme par l’application, en premier lieu, de la réconciliation nationale et ensuite par la lutte contre le terrorisme, dénonce ses attentats». Au sujet de la révision de la Constitution, Abdelaziz Belkhadem éclaircit la position de son partie qui a, dira-t-il, présenté des amendements uniquement en ce qui concerne le poste de président. Leur proposition s’articule, fera-t-il savoir, autour de la condensation de la responsabilité du président qui sera, en d’autres termes, chef d’Etat et chef du gouvernement en même temps. «Jamais nous avons parlé de président à vie», soutient Abdelaziz Belkhadem. Tout comme, ajoutera- t-il, son parti a suggéré le rajout de la fonction de contrôle institutionnelle dans la constitution et la protection des secteurs publics. A cet effet, il nie de but en blanc la proposition faite par le FLN quant à l’option du poste de vice-président. A la question de savoir si le président de la République présentera sa candidature pour un troisième mandat, Abdelaziz Belkhadem dira : «Si Bouteflika n’est pas convaincu pour un troisième mandat, nous le convaincrons car c’est l’appel de l’Algérie profonde.» Le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN revient sur l’utilisation de la langue arabe dans l’enseignement à l’université : «Notre démarche s’inscrit dans la concentration de la langue arabe à l’université et cela ne veut point dire l’exclusion des autres langues vivantes». Et d’ajouter : «La langue arabe est loin d’être stérile. La stérilité réside en ses enfants.» Il donnera l’exemple de certains pays qui utilisent la langue vernaculaire dans l’enseignement dans les universités tels que la Malaisie ou l’Etat d’Israël qui est en train de «ressusciter une veille langue juive, celle du Yiddish pour la mettre au service de l’enseignement». Quand bien même il dira qu’il n’a rien contre le français et qu’il a fait ses études supérieures dans cette langue, il ajoutera que sur les deux cents meilleures universités du monde, aucune n’enseigne en langue française, laquelle langue ne constitue que 4 % de la banque de données en matière d’information.
M. B.

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