Le premier Festival national des jeunes écrivains d’expression arabe a pris son envol le dimanche 24 août à Annaba et Chetaïbi. Jusqu’au 27 août, date prévue pour la clôture, des dizaines de jeunes filles et garçons, encadrés par les membres de l’Union des écrivains algériens, se relayeront au micro pour apporter leur contribution à l’enrichissement de la littérature et la poésie arabes. D’autres, regroupés en ateliers, auront pour mission d’approfondir la
question ayant trait au développement de l’activité littéraire dans
l’ensemble des wilayas du pays. La manifestation a été officiellement
lancée par M. Mohamed Ghazi, wali de Annaba, au palais de la culture et
des arts Mohamed- Boudiaf (Annaba). Outre celle des représentants de 25
wilayas du pays y compris dans les arts lyriques, ce festival national a
également enregistré la participation du vice-président de l’Union des
écrivains arabes. Aussitôt la cérémonie d’inauguration achevée, les
festivaliers ont pris la route vers Chataïbi, à 70 km du chef-lieu de
wilaya de Annaba. C’est dans cette commune récemment secouée par des
incidents et vidée d’estivants, sous la contrainte des habitants, les
organisateurs ont choisi d’installer leur campement. Le camp de toile
Noor implanté sous des peupliers millénaires au lieudit La Fontaine
romaine sert de planche de théâtre à cette masse d’hommes et de femmes
venus présenter leurs œuvres littéraires et lyriques. Choix pertinent en
ce sens que ce camp de toiles s’est avéré adapté à ce type de
manifestation compte tenu de sa proximité avec la mer, la montagne et le
maquis. Il a stimulé l’inspiration des poètes et écrivains participants.
Mlle Fennouh Afaf, commissaire du festival, semble avoir bien pensé son
organisation en décidant d’honorer de son vivant Chéribet Ahmed Chéribet,
l’un des plus anciens et fidèles de la poésie arabe dans le pays. Un
hommage qui se voulait à la mesure de cet homme qui, malgré sa maladie
chronique, n’hésite pas à faire de longs déplacements à travers le pays
et le monde arabe pour parler et expliquer la poésie arabe. Une
organisation bien pensée aussi avec le choix du lieu du déroulement de
la manifestation à Chetaïbi. C’est comme si Mlle Fennouh et M. Chagra
Youcef, secrétaire général de l’Union des écrivains algériens, voulaient
démentir l’image d’une agglomération de Chetaïbi vouée à l’insécurité.
Pour confirmer aussi qu’avec sa plus belle baie du monde, ce village
côtier, enclavé au piémont de l’Edough, est une source d’inspiration. Ce
rendez-vous culturel national auquel ont tenu à prendre part des
représentants de plusieurs région du Sud (Béchar, Adrar, El- Oued,
Biskra…) se veut un tremplin pour les contacts et échanges d’expériences
entre écrivains et poètes, entre enseignants universitaires et émules de
la branche littéraire et surtout pour l’éclosion de jeunes talents. Ce
dernier dimanche en soirée, le camp de toile Noor, que gère Abdelhak
Benmarouf, lui-même artiste, a vibré jusque tard dans la nuit au rythme
de la musique et des chansons. Les ateliers de formation mis en place
lundi, deuxième journée, ont pour objectif l’élaboration d’un programme
annuel d’action et la recherche des moyens à mettre en œuvre pour mettre
les œuvres littéraires à la portée de tous.
A. Djabali
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