Les organes de contrôle des pratiques commerciales et de la qualité des produits de consommation auront certainement du pain sur la planche durant le mois de ramadan où la spéculation, la fraude et la flambée des prix font inéluctablement bon ménage. Les signes précurseurs d’un mois pas comme les autres sont déjà
omniprésents si l’on tient compte du bilan des tournées effectuées par
les agents de la direction du commerce, du 10 au 20 août, et qui n’ont
pas été sans se solder par la notification de 22 PV avec la proposition
de deux fermetures pour défaut de registre du commerce et non-respect
des règles d’hygiène. Cette même période a fait ressortir une
augmentation sensible en matière des prix notamment pour les légumes et
la viande, ont constaté les contrôleurs à travers les différents marchés
de la ville. Cela dit, en dépit des mesures préconisées par les services
concernés et qui se résument, entre autres, en la constitution de 6
brigades d’intervention pour les pratiques commerciales et 5 autres pour
le contrôle de la qualité, la mise en place d’une permanence
opérationnelle même les jours fériés dotée d’une ligne téléphonique et
l’intensification des campagnes de sensibilisation, certains commerçants
en revanche n’hésitent pas à sortir leurs griffes aux dépens du
consommateur déjà laminé par un pouvoir d’achat faible. Selon le
programme établi par la direction du commerce de la wilaya de Tiaret,
les opérations de contrôle prévues pendant le mois sacré toucheront
pratiquement toutes les activités liées à la consommation. Les marchés
de fruits et légumes, les minoteries, les unités laitières, les
boulangeries, les boucheries, les poissonneries, les limonaderies et
autres commerces comme ceux des produits surgelés seront passés au
crible à l’effet de parer à toute éventualité de dépassement ou de
violation de la loi, nous fait-on savoir. Or ce qui fait la nouveauté
n’est autre que l’importance accordée au contrôle de la pâtisserie
orientale. En effet, considérée comme source par excellence
d’intoxication alimentaire, ce produit très prisé durant le carême est
soumis à des conditions sans équivoque que ce soit pour les
autorisations de vente, le respect des règles d’hygiène ou encore les
ustensiles et les huiles utilisés. Enfin, il convient de préciser que
malgré l’arsenal de mesures concocté pour lutter contre les infractions,
la mission des services concernés ne sera pas de tout repos face à une
catégorie de commerçants sans scrupules et aux yeux desquels seul le
gain facile compte.
Mourad Benameur
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