- Allo, tonton dis-moi, j’ai l’impression que l’Algérie
c’est comme le casino : tout le monde joue, mais rien ne va plus !
- Mais non cher neveu, pourquoi dis-tu ça ? - Eh bien y a des choses que je ne comprends pas comme par exemple
laisser des enseignants faire la grève de la faim (et plus si affinités
!) alors qu’ils ne demandent qu’à discuter avec Monsieur (inusable)
Benbouzid... Ces adeptes du «peace and love» ne sont assurément pas des
supporters de l’USMH !
- L’état est là et la réglementation sera appliquée. Aucun compromis ni
compromission, t’inquiète !
- Ah bon ! Mais alors comment expliquer qu’on assiste un peu partout à
des descentes punitives sur les plages, des bastonnades, des lapidations
et aucune réaction des autorités ?
- Tu sais neveu, faut pas refaire les mêmes erreurs qu’au passé, faut
parfois laisser la soupape dégager le surplus d’énergie. Tu vois l’Etat
est bien là et rien ne saurait être laissé au hasard.
- C’est rassurant ! Mais dis-moi tonton, et ce fiasco aux jeux
Olympiques ?…
- Ah tu sais ce que disait Pierre de Coubertin : «Le plus important
c’est de participer» et puis n’oublie pas que les nôtres sont souvent
tombés sur des poids lourds mondiaux quand ils n’ont pas fait les frais
de blessures. Mais bon ça c’est le mektoub…
- Coubertin, Coubertin… moi je préfère la devise des chinois : «Mourir
pour la lutte pour l’or.»
- On voit bien que toi t’es un chinoui, sacré supporter du Mouloudia va
!
- Et tonton qu’est-ce que ça te fait lorsque tu entends le ministre de
l’Intérieur (encore un autre inusable !) dire après l’attentat des
Issers qui a causé la mort de plus de quarante trois personnes (mais
toutes des civils, histoire de nous rassurer !) que cet attentat
prouvait que les terroristes sont aux abois et qu’ils ne leur restait
qu’une seule solution : se rendre. On croit rêver, non ?
- Tu sais bien que «ces égarés» visent les forces de l’ordre. Cet
attentat est donc un échec pour eux. Quant aux victimes… tel était leur
mektoub ! Allez, trêve de discussion, tu viens manger ce soir ?
- Tu m’as remonté le moral tonton, je vais passer l’après-midi à la
plage.
- Mais tu ne sais pas nager, tu risques de te noyer ?
- Si tel devait être mon mektoub, mangez sans moi !
Lyès
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