Les jours passent et se ressemblent . Particulièrement ces dernières semaines qui ont vu trois messieurs du football algérien partir à la fleur de l’âge. Peut-être pour dire aux gens qu’ils en ont marre d’assister à la parodie. Hier, et après Saïd Hamimi et Mourad Abdelwahab, c’était au tour de
Mohamed Khedis de nous dire adieu. Il quitte ce monde en laissant
derrière lui une riche histoire de footballeur accompli, de président
respecté et d’un homme sincère. Mohamed Khedis a été trahi par son cœur
qui s’est arrêté de battre subitement quelques heures seulement après
son transfert à l’hôpital «Parnet», près de son quartier. Ancien
international, Mohamed Khedis, décédé à l’âge de 56 ans, a passé toute
sa carrière chez les Sang et Or où il a laissé des traces. Son fils,
Sid-Ahmed, en est la plus visible de l’attachement de ce monsieur à son
club de toujours. Khedis était de toutes les belles campagnes de la
sélection drivée par Raijkov et Khalef. Khedis a pris part notamment à
la glorieuse épopée des JM de Split (1979) et a été parmi le groupe qui
a offert la médaille d’or à l’Algérie lors des JA d’Alger en 1978 face
au Nigeria de Okala. Il était également de l’aventure des Verts à
Ibadan, durant la CAN-1980 puis au tournoi final des Jeux olympiques de
1980 à Moscou. Le défunt a fait partie de la glorieuse équipe du Milaha
qui avait perdu puis remporté la coupe d’Algérie face à la JS Kabylie.
Il était présent à la fameuse finale de la coupe d’Afrique des
vainqueurs de coupe perdue par le NAHD avec Ighil, Madjer, Merzekane,
Safsafi, et autre Guendouz contre les guinéens de Horoya Conakry. Après
avoir raccroché ses crampons, Khedis a rejoint le staff technique (en
tant qu’entraîneur) et administratif (comme président de section puis de
l’ASP) du club Husseindéen qu’il hissera parmi l’élite après plusieurs
saisons en Régionale puis en D2. Khedis quittera finalement les affaires
du NAHD pour postuler à une autre carrière, au niveau de la LNF où il
sera élu comme vice-président. Sa disparition a été ressentie comme une
perte par tout l’aréopage du sport roi en Algérie. Khedis y laissera un
vide incommensurable après avoir laissé des souvenirs impérissables. Son
sourire et son calme n’avaient pas d’égal. Il est parti au moment où le
football Algérien traverse ses pires moments. En ces douloureuses
circonstances, le Soir d’Algérie se joint à la famille sportive pour
présenter à sa famille ses sincères condoléances. A Dieu nous
appartenons, à Lui nous retournons.
M. B.
BIO EXPRESS
Mohamed Khedis, né le 29 février 1952 à Alger, a accompli toute sa
carrière de footballeur au sein du NA Hussein-Dey dans les années
soixante-dix. Dans ce club de la banlieue d’Alger, il a accompli par la
suite plusieurs autres missions : entraîneur, dirigeant, président, et
tout récemment membre de la direction technique du club. Il a été
sélectionné pour la première fois en équipe nationale «A» à l’âge de 20
ans (exactement 19 ans et 11 mois). C’était le 19 janvier 1972 à Bagdad
contre la Palestine. Il y est demeuré huit ans avec les Verts. Son
dernier match remonte aux jeux olympiques de Moscou de 1980 contre la
Yougoslavie. Durant son parcours international, il a porté 67 fois le
maillot national. Il était considéré comme l’un des meilleurs défenseurs
algériens de son époque. Ses qualités l’ont amené à faire partie de la
sélection maghrébine qui a joué le tournoi de l’inauguration du stade du
5 juillet en juin 1972. Il a évolué à l’époque avec les grands noms du
football maghrébin à l’instar de Lalmas (Algérie), Allel, Boudjamma et
Mustapha (Maroc), Chakroun et Akid (Tunisie), etc.
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