Le Soir Auto : Les essais du Soir Auto
FORD KUGA
Les qualités sportives d’un coupé !


A Cologne, on n'a pas attendu l'arrivée d'Alan Mulally aux commandes de la maison mère pour réclamer un engin étudié pour et par l'Europe. Les bureaux d'études britannique et allemand se seraient d'ailleurs mesurés plutôt au RAV4 si leurs moyens n'avaient été accaparés par le renouvellement du reste de la gamme.
Peu importe, l'heure du Kuga a finalement sonné. Pile à temps pour cueillir le VW Tiguan au sortir de son nid. Et ce n'est pas tout. On peut s'attendre à un produit très abouti car, s'il est un enseignement que Ford a pu tirer du lancement réussi du C-Max, c'est qu'arriver bon dernier n'est pas forcément une malédiction. Il suffit de mettre à profit ce délai pour observer la concurrence et la laisser se fourvoyer dans de «fausses bonnes» solutions. A condition de savoir reprendre à son compte les «vraies bonnes» solutions. Le Kuga n'a pas droit à l'erreur : pour s'imposer, il doit se montrer à la hauteur d'entrée de jeu. Le Tiguan en est lui aussi persuadé. Aujourd'hui, il ne s'agit plus seulement d'offrir un diesel de pointe, il faut faire en sorte que son tout-chemin devienne le plus sûr, le plus agile, le plus habitable, le plus séduisant et le plus rentable à produire. Ford n'en est plus à espérer une victoire totale sur les concurrents directs du Kuga : il lorgne déjà du côté du BMW X3 et il ne lui déplairait pas de lui chiper quelques ventes !
Les derniers seront les premiers
Le Kuga dérive en droite ligne du concept Iosis X révélé lors du Mondial de l'Automobile de Paris en 2006. Il est la dernière itération du désormais fameux Kinetic Design cher au cœur de Martin Smith. Sa robe tout en muscles ne va pas sans rappeler l'allure de gros toutou joueur du Nissan Qashqai. Avec un caractère plus affirmé encore. Preuve d'une bonne lecture des attentes de la clientèle qui marche essentiellement au «coup de cœur», et se montre très sensible à la nouveauté. Les dimensions sont dans les normes des tout-chemins compacts, puisque le Kuga mesure 4,44 m de long pour 1,84 m de large.
Deux ou quatre roues motrices
Le Kuga disposera d'une transmission intégrale permanente de type Haldex, mais pourra aussi être commandé en version traction. De quoi s'offrir l'allure d'un tout-chemin sans payer le prix fort. Il est intéressant de souligner que le châssis est repris des Focus et C-Max et devrait garantir à ce faux baroudeur des prestations dynamiques de haute tenue. «Le Kuga combine les caractéristiques d'un break et d'un SUV et les qualités sportives d'un coupé», explique Stephen Odell, vice-président du marketing, des ventes et du service de Ford Europe. Rien de bien original, mais un positionnement en phase, là aussi, avec le marché. Les béquilles électroniques sont bien sûr de la partie, puisque l'on trouve, de série, le contrôle dynamique de stabilité (ESP), le contrôle du roulis (ARM) et le répartiteur électronique de freinage (EBD). A bord, l'ambiance se montre proche de celle d'un monospace : cinq vraies places, une position de conduite surélevée, une banquette arrière fractionnable 60/40 permettant un plancher plat et un hayon en deux parties. Le coffre offre un volume honnête de 360 l, capacité qui pourra être portée à 1.355 l tous sièges rabattus. Deux niveaux de finition seront disponibles (Trend et Titanium) et l'équipement pourra inclure une caméra de recul et un toit vitré panoramique. Est-il besoin de le préciser, le Kuga démarrera sa carrière avec un diesel. En l'occurrence, il s'agit du quatre cylindres Duratorq 2,0 l TDCi de 136 chevaux qui fait les beaux jours de la Mondeo.



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