Dimanche 07 Septembre 2008
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Le Soir Santé
Culture
Monde
 
 
Nos archives en HTML
 

COMMENCEZ PAR LE FAIRE,
NOUS VOUS EMBOÎTERONS LE PAS !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Belkhadem n’est plus apparu en public depuis plusieurs jours.
 

Je suis mort d’inquiétude !

Le chef du gouvernement a raison ! Il est malsain d’ouvrir ses colonnes et ses pages à des émirs tangos. On n’offre pas de tribune à des bouchers, même rangés du hachoir. Sauf que – y a toujours un sauf que après un compliment au Premier ministre — le conseil ferme qu’a donné si gentiment Ouyahia aux journaux, il devrait d’abord — et c’est un conseil tout aussi gentil — le formuler à l’Etat qu’il représente. Aux institutions officielles d’abord de ne pas se donner en balcon aux chefs terros. A ce propos, j’ai une anecdote que je m’en vais vous narrer. C’est ramadan, nous avons le temps ! Journaliste à la radio, présentant l’édition matinale de la III, j’ai vu débouler un jour, aux aurores, mon directeur de l’époque. Il avait à la main le communiqué officiel portant réédition de l’AIS. J’avais consigne de le lire. Intégralement. Je le fis. Mais pas intégralement. Jugeant que je ne pouvais pas prononcer le nom Madani Mezrag sans le faire précéder de sa fonction, de ce qu’il était et de ce qu’il est aujourd’hui encore. J’ai donc dit à l’antenne, à haute et à intelligible voix, «le terroriste Madani Mezrag». C’était le matin, à 7h05. A midi, la direction de la Chaîne me signifiait ma suspension d’antenne. Plus précisément l’interdiction durant quatre mois de présenter le journal ou de faire un papier sur l’actualité nationale. On m’invita alors à m’intéresser au vaste monde et à la foultitude de choses intéressantes qui s’y passaient. Mais surtout pas à l’actualité algérienne. Voilà ! Anecdote racontée. Tout cela pour dire que nos chers dirigeants, toutes périodes confondues, avant de demander aux plumitifs que nous sommes de ne pas servir de plateforme de propagande aux groupes terroristes devraient d’abord régler une bonne fois pour toutes un dilemme qui semble les parasiter depuis un moment : les terros, c’est des gens bien, des personnalités avec lesquelles on peut dialoguer, fraterniser, pactiser, exhiber lors des campagnes électorales comme de beaux bibelots de la paix retrouvée, ou alors c’est de la vermine qu’il faut écraser, pulvériser, anéantir ? Qu’on nous le dise, bark ! Et je ne terminerais pas sans rappeler deux autres faits : un émir du GIA a assisté en VIP à l’enterrement du numéro 2 des Renseignements généraux. Je n’ai entendu personne dans les rangs du régime rouspéter devant cette tribune mortuaire ouverte sous les pieds de ce tango. Excepté Ouyahia, je le lui reconnais, pour la vérité. Deuxio : Belhadj a insulté en public la mémoire du défunt Smaïn Lamari. Le ministre de la Défense a réagi en promettant que le gnome vert allait payer pour ses déclarations cruelles et pour cet acte de véritable profanation. Cette promesse n’a pas été tenue. Je tenais pour ma part à le rappeler. Pour que le débat autour de la publicité à faire ou à ne pas faire aux tangos soit un peu plus complet qu’il n’est engagé actuellement. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 4160

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site