Contrarié par l’absence de manuels scolaires au lycée Ibn- Rochd de Blida, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, en visite d’inspection et de travail, samedi dernier, dans la wilaya de Blida, informera de sa décision d’envoyer l’inspection générale de son département aux fins d’enquêter sur le pourquoi de la non-distribution de livres aux élèves démunis et de la prime de scolarité de 2 000 DA. «Je me rends compte pourquoi Blida a eu de mauvais résultats aux différents examens. C’est parce que les élèves ne sont pas bien pris en charge», tonnera Boubekeur Benbouzid à l’endroit du directeur de l’éducation de Blida, avant d’ajouter : «Je ne veux pas voir un établissement sans livres. Ailleurs, les manuels ont été distribués à temps d’autant que 650 milliards de centimes ont été débloqués à cet effet.» Le ministre avisera qu’il viendra souvent à Blida pour s’enquérir du suivi du processus éducatif dans la wilaya. A l’adresse du directeur de l’éducation, il dira avec des menaces à peine voilées : « Avant vous étiez à Batna, donc loin de mes yeux, aujourd’hui, vous êtes à Blida. Alors il faut faire attention.» Toutefois, le ministre affichera sa satisfaction à la vue d’arbres datant de l’ère coloniale et encore en vie au lycée Ibn-Rochd, qui a été construit en 1 880 et où sont scolarisés 1 144 élèves dont 717 filles. Ce même établissement, qui nécessite une mise à niveau pour répondre aux normes antisismiques, fait l’objet d’une étude en vue de sa consolidation et de sa restauration. Boubekeur Benbouzid visitera ensuite les projets en chantier de plusieurs établissements scolaires à Chiffa, Oued-El-Alleug, Bouinan et Boufarik, notamment les CEM, qui, selon lui, seront opérationnels à partir du mois de novembre prochain. A Bouinan, le ministre de l’Education nationale donnera ordre à ce que les lycées et CEM de la wilaya de Blida soient dotés d’un deuxième laboratoire et les écoles primaires de dix micro-ordinateurs, et ce, pour s’adapter aux nouvelles réformes engagées dans le secteur. Avant de partir, Boubekeur Benbouzid exigea du directeur de l’éducation de faire comparaître l’économe du lycée Ibn-Rochd devant la commission de discipline. «Je ne veux plus entendre parler de lui», insistera le ministre avant de jeter une fleur au directeur de la DLEP en lui précisant qu’il a bien fait de le faire venir de Tizi-Ouzou. M. B.
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