En dépit du jugement en référé, rendu samedi dernier par la cour de Constantine portant invalidation du préavis de grève pour non-respect des délais réglementaires, les enseignants du secondaire ont quand même répondu à l’appel du Cnapest lancé à la fin de la réunion de son conseil de wilaya, tenue le jour même de la rentrée scolaire. Et même si l’impact de ce débrayage n’était pas retentissant, des arrêts de travail ont été enregistrés à travers la plupart des lycées de la wilaya, selon le coordinateur de wilaya de ce syndicat. Une action que les enseignants grévistes ont engagée en signe de solidarité avec leurs collègues, au nombre de 17, suspendus abusivement, selon leurs termes. En tout état de cause, la chambre administrative près de la cour de Constantine ne s’est pas prononcée, dans son verdict de samedi, s’agissant de la légitimité de la grève. Néanmoins, le directeur de l’éducation, affirme qu’un nombre de professeurs, avait exercé des pressions (menace de suspension, ponctions sur les salaires…) sur le corps enseignant pour que ce mouvement n’aboutisse pas et ce, avant même d’entamer l’action juridique contre leurs représentants. En effet, personne parmi les syndicalistes ni les enseignants n’était, hier, en mesure de constater le volume d’adhésion à ce mouvement de grève alors que certains proviseurs ont interdit à la presse d’entrer à l’intérieur de leurs établissements, refusant de recevoir des journalistes sans autorisation préalable, délivrée, faut-il le préciser, par la Direction de l’éducation. Les élèves dont les enseignants étaient en grève, ont été maintenus dans les cours des établissements. Il est à rappeler que «la marginalisation que subissent les représentants des enseignants dans les réunions de la commission paritaire, les atteintes portées contre le Cnapest par ce responsable sur les ondes de la radio locale, dans les réunions officielles…, les sanctions abusives contre le corps enseignant, l’exclusion des adhérents au Cnapest de la participation dans les concours de promotions…» sont, entre autres, les raisons qui ont motivé ce débrayage. Lyas Hallas
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