mardi 30 septembre 2008
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Actualités : ATTENTAT KAMIKAZE SUIVI D’UNE TENTATIVE D’ASSAUT CONTRE UN POSTE MILITAIRE PRÈS DE DELLYS
Trois terroristes abattus, deux militaires et un garde communal tués


Les terroristes du GSPC Al-Qaïda Maghreb ont perpétré un attentat kamikaze suivi d’une tentative d’assaut contre un poste militaire près de Dellys, à l’est de la wilaya de Boumerdès. La riposte a été fulgurante : trois assaillants ont été éliminés.

L’attaque ciblait le poste militaire de contrôle routier installé au croisement de la RN 25 (Tadmaït - Tagdemt par Baghlia) et la RN 24 (Alger- Azzefoun par Boumerdès) près de l’entrée ouest du village de Tagdemt, localité située à environ 3 km à l’ouest de la ville de Dellys. Selon les témoignages des habitants dudit village, trois ou quatre minutes après l’adhan pour la rupture du jeûne de ce 28e jour du Ramadan (dimanche 28 septembre 2008), une violente déflagration a secoué l’agglomération, distance de quelques centaines de mètres du lieu de l’attentat. «La secousse qui s’en était suivie était d’égale force au séisme de 2003», nous dira un habitant de ce bourg du littoral est de la wilaya. Il y a lieu de noter que les militaires ont installé un camp composé de quelques vieux chalets qui leur servent d’abris. Le kamikaze a foncé sur ces habitations sommaires. Selon une source sécuritaire, un important groupe terroriste embusqué dans les alentours a tenté, juste après l’explosion, de prendre d’assaut ce poste militaire mais en dépit de l’impact et des destructions causées par la déflagration, les militaires et les gardes communaux ont réagi et repoussé l’attaque. Selon une source sécuritaire, en plus du kamikaze, trois terroristes ont été abattus. Leurs corps sont en cours d’identification. Dans le camp des services de l’ordre, on déplore malheureusement la mort de 2 militaires et d’un garde communal. 7 autres éléments ont été blessés. D’après une source hospitalière de la région, leurs jours ne sont pas en danger. Concernant le véhicule utilisé par les terroristes lors de cet attentat, plusieurs types ont été cités hier matin mais une source sécuritaire nous a assuré qu’il n’a pas encore été identifié.

Le GSPC innove dans la barbarie
Dans sa surenchère criminelle contre le camp républicain du pays, le sous-traitant de la nébuleuse islamiste de Ben Laden au Maghreb innove en matière de barbarie contre les services de sécurité. Après l’impasse et les échecs des bombes artisanales déposées sur les bords des routes et actionnées à distance au passage des véhicules des services de sécurité, en raison de la difficulté de planifier des attaques suicides pour commettre des carnages et de l’incapacité à mener des attaques frontales contre les unités mobiles ou fixes des services de l’ordre, le mouvement insurrectionnel armé est passé à une autre étape. C’est en effet la première fois qu’un attentat suicide a été suivi immédiatement d’une attaque à l’arme. L’assaut planifié a été repoussé, empêchant les assaillants d’atteindre les survivants et éventuellement de récupérer des armes. Bien mieux, les terroristes ont subi des pertes dénotant la rapidité dans la réaction et le bon comportement défensif des militaires et des gardes communaux. Par ailleurs, ce style d’attaque révèle probablement — ce que les observateurs ont noté — une rage suicidaire chez les terroristes. Précisément, un spécialiste de la lutte antiterroriste nous confiait, il y a quelque temps, que «quand on est réduit à la solution suicidaire, cela veut dire que la fin est proche».
Ali F.



Onze «afghans», dont huit Marocains, arrêtés à Relizane
Onze islamistes, dont huit ressortissants marocains, ont été interpellés samedi par les forces de sécurité à Relizane, plus précisément au lieudit Castors, a-t-on appris de sources concordantes. Ce sont des informations fournies par des voisins intrigués par le nombre et l'accoutrement des individus suspects, dont l’âge varie entre 20 et 60 ans, qui ont permis aux forces de l’ordre d’agir. Par ailleurs, nos sources affirment que, parmi les trois Algériens interpellés, figure l’un des inculpés dans le réseau de fabrication de bombes artisanales démantelé il y a un an dans la wilaya de Relizane.

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