Les terroristes du GSPC Al-Qaïda Maghreb ont perpétré un attentat kamikaze suivi d’une tentative d’assaut contre un poste militaire près de Dellys, à l’est de la wilaya de Boumerdès. La riposte a été fulgurante : trois assaillants ont été éliminés.
L’attaque ciblait le poste militaire de contrôle routier
installé au croisement de la RN 25 (Tadmaït - Tagdemt par Baghlia) et la RN 24
(Alger- Azzefoun par Boumerdès) près de l’entrée ouest du village de
Tagdemt, localité située à environ 3 km à l’ouest de la ville de Dellys.
Selon les témoignages des habitants dudit village, trois ou quatre minutes
après l’adhan pour la rupture du jeûne de ce 28e jour du Ramadan (dimanche
28 septembre 2008), une violente déflagration a secoué l’agglomération,
distance de quelques centaines de mètres du lieu de l’attentat. «La secousse
qui s’en était suivie était d’égale force au séisme de 2003», nous dira
un habitant de ce bourg du littoral est de la wilaya. Il y a lieu de noter que
les militaires ont installé un camp composé de quelques vieux chalets qui leur
servent d’abris. Le kamikaze a foncé sur ces habitations sommaires. Selon une
source sécuritaire, un important groupe terroriste embusqué dans les alentours
a tenté, juste après l’explosion, de prendre d’assaut ce poste militaire
mais en dépit de l’impact et des destructions causées par la déflagration,
les militaires et les gardes communaux ont réagi et repoussé l’attaque.
Selon une source sécuritaire, en plus du kamikaze, trois terroristes ont été
abattus. Leurs corps sont en cours d’identification. Dans le camp des services
de l’ordre, on déplore malheureusement la mort de 2 militaires et d’un
garde communal. 7 autres éléments ont été blessés. D’après une source
hospitalière de la région, leurs jours ne sont pas en danger. Concernant le
véhicule utilisé par les terroristes lors de cet attentat, plusieurs types ont
été cités hier matin mais une source sécuritaire nous a assuré qu’il n’a
pas encore été identifié.
Le GSPC innove dans la barbarie
Dans sa surenchère criminelle contre le camp républicain du pays, le
sous-traitant de la nébuleuse islamiste de Ben Laden au Maghreb innove en
matière de barbarie contre les services de sécurité. Après l’impasse et
les échecs des bombes artisanales déposées sur les bords des routes et
actionnées à distance au passage des véhicules des services de sécurité, en
raison de la difficulté de planifier des attaques suicides pour commettre des
carnages et de l’incapacité à mener des attaques frontales contre les
unités mobiles ou fixes des services de l’ordre, le mouvement insurrectionnel
armé est passé à une autre étape. C’est en effet la première fois qu’un
attentat suicide a été suivi immédiatement d’une attaque à l’arme. L’assaut
planifié a été repoussé, empêchant les assaillants d’atteindre les
survivants et éventuellement de récupérer des armes. Bien mieux, les
terroristes ont subi des pertes dénotant la rapidité dans la réaction et le
bon comportement défensif des militaires et des gardes communaux. Par ailleurs,
ce style d’attaque révèle probablement — ce que les observateurs ont noté
— une rage suicidaire chez les terroristes. Précisément, un spécialiste de
la lutte antiterroriste nous confiait, il y a quelque temps, que «quand on est
réduit à la solution suicidaire, cela veut dire que la fin est proche».
Ali F.
Onze «afghans», dont huit Marocains, arrêtés à Relizane
Onze islamistes, dont huit ressortissants marocains, ont été interpellés
samedi par les forces de sécurité à Relizane, plus précisément au lieudit
Castors, a-t-on appris de sources concordantes. Ce sont des informations
fournies par des voisins intrigués par le nombre et l'accoutrement des
individus suspects, dont l’âge varie entre 20 et 60 ans, qui ont permis aux
forces de l’ordre d’agir. Par ailleurs, nos sources affirment que, parmi les
trois Algériens interpellés, figure l’un des inculpés dans le réseau de
fabrication de bombes artisanales démantelé il y a un an dans la wilaya de
Relizane.
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