lundi 06 octobre 2008
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Actualités : SYNDICAT AUTONOME DES TRAVAILLEURS DE L’ÉDUCATION ET DE LA FORMATION
Menace d’une grève illimitée


Mettant en avant le ras-le-bol de la base, le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) a menacé hier de recourir à une grève illimitée pour protester contre la situation des travailleurs.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Lors d’une conférence de presse tenue hier au siège du Snapap, le secrétaire général du Satef, M. Mohamed Salem Sadali, a déclaré que la base n’adhérera plus désormais aux grèves de deux et trois jours qui ne font pas réagir la tutelle mais optera plutôt pour un durcissement de la protestation. «Une grève illimitée se profile à l’horizon et nous souhaitons que le gouvernement réagisse à temps. C’est l’absence de dialogue qui nous a menés à cette situation.» Le syndicaliste évoquera ainsi des facteurs graves qui incitent les syndicat à aller vers la protestation. «Nous ne sommes pas des pyromanes mais nous ne comptons pas reculer pour défendre les droits des travailleurs», soulignera M. Sadali en précisant que cette situation sera discutée dans le cadre de l’intersyndicale. Exigeant «une école de qualité pour tous», le Satef compte, aussi, lancer une pétition nationale à l’adresse, notamment, des syndicats et de la société civile «en vue de sauver l’école publique». Le secrétaire général du Satef est ainsi revenu sur «les principaux maux qui gangrènent le secteur de l’éducation». Il évoquera la réforme qu’il qualifie de vaine «puisque faite dans la précipitation». Le syndicaliste a déclaré, par ailleurs, que la réforme a été entamée sans préparation des enseignants alors qu’elle répond plus à des considérations économiques que pédagogiques. Il dénoncera aussi «le recours excessif à la contractualisation. Il existe aujourd’hui 40 000 contractuels sur le terrain au détriment de l’enseignement ». M. Sadali mettra également l’accent sur le manque d’enseignants en expliquant que depuis l’année 1995, les départs en retraite n’ont pas été remplacés. «L’école publique se débat dans une situation dramatique et cela concerne toute la société. Nous revendiquons donc une école publique de qualité pour tous», notera le secrétaire général du Satef devant les représentants de la presse. Abordant la question de la surcharge des classes dans le moyen, le syndicaliste dira que cette situation durera encore dans le temps du fait, notamment, que les 400 nouveaux CEM prévus ne pourront pas accueillir plus de trois millions d’élèves, les effectifs ayant doublé.
F-.Z. B.

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